Une vive polémique secoue actuellement les réseaux sociaux en Centrafrique, à la suite d’une publication mettant en cause le commandant de brigade du Terminal 3 des Douanes. Le lieutenant-colonel Constant Dounda se retrouve au cœur d’accusations largement relayées, mais dont la véracité reste, à ce stade, non établie.

À l’origine de cette controverse, une publication diffusée notamment sur Facebook par une internaute, Juliette Mitombi. Le contenu, rapidement devenu viral, attribue à l’officier des faits jugés graves, suscitant de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique ainsi que dans les milieux administratifs.

Toutefois, après recoupement auprès de plusieurs sources concordantes, aucun élément concret ne permet pour l’heure de confirmer ces allégations. Certains observateurs évoquent plutôt une possible campagne de désinformation visant à ternir l’image de cet officier des Douanes.

Le lieutenant-colonel Constant Dounda est présenté comme un cadre expérimenté de l’administration douanière centrafricaine. Avant sa nomination à la tête du Terminal 3, il a exercé des responsabilités similaires au Terminal 2. Il est notamment reconnu pour sa rigueur dans l’application des textes réglementaires et son engagement dans la lutte contre les pratiques frauduleuses.

Depuis sa prise de fonction au Terminal 3, plusieurs sources internes font état d’un renforcement des contrôles, conformément aux orientations de la hiérarchie. Cette intensification des opérations aurait permis de freiner certaines activités illicites, notamment l’introduction de marchandises prohibées telles que les boissons frelatées ou encore des produits pharmaceutiques interdits, dont le tramadol.

Dans ce contexte, la diffusion d’accusations non étayées soulève des interrogations quant à leurs motivations. Pour certains analystes, ces publications pourraient s’inscrire dans une logique de déstabilisation d’agents engagés dans la lutte contre les réseaux informels, où les intérêts économiques en jeu sont souvent importants.

Au sein de l’administration douanière, des voix appellent à la prudence et au respect des procédures. Elles invitent toute personne disposant d’informations ou de preuves à privilégier les canaux officiels de dénonciation, afin de garantir un traitement équitable et conforme aux règles en vigueur. La préservation de la crédibilité des institutions est également mise en avant.

Contactée par l’administration douanière pour apporter des éléments de preuve à ses accusations, l’auteure de la publication n’a, pour l’heure, pas donné suite.                                        Milca Bissidi