Louis-Philippe Wallot dont son Cabinet Green Consulting veut se spécialiser dans le domaine de l’énergie solaire encourage au développement pour ce secteur de l’énergie renouvelable afin de garantir les secteurs économiques du pays. Il s’est livré à Oubangui Médias en marge d’une formation qu’il est venu faire sur invitation de l’ACFPE.

Oubangui Médias : Monsieur Louis-Philippe Wallot bonjour

Louis-Philippe Wallot: Bonjour monsieur le journaliste

Oubangui Médias : Qui est Louis-Phillipe Wallot ? Peut-il nous faire une présentation brève de son identité et carrière professionnelle ?

Louis-Philippe Wallot: Je suis Louis-Philippe Wallot, de nationalité Centrafricaine. Titulaire d’un doctorat en sciences pour l’ingénieur et Thermicien de spécialité de l’Université de Perpignan en France. Ma carrière professionnelle a commencé à l’Université de Bangui notamment à la faculté des sciences où j’ai dispensé des cours de physique au département de Physique-chimie. Mais depuis 2009, je me  suis intéressé à la thermique du bâtiment. Un domaine de physique appliquée très riche en activité. Dans cette nouvelle perspective de carrière, les  énergies renouvelables constituent mon centre d’intérêt. Je suis gérant de l’entreprise Green Consulting crée en France en 2022. Green Consulting est un cabinet d’expertise qui propose des formations, conférences et conseils au profit des particuliers, institutions et porteurs de projet sur des thématiques relevant des énergies renouvelables.

Oubangui Médias : Vous résidez depuis des années en France, mais vous séjournez présentement à Bangui, quel est l’objet de votre visite au pays ?

 Louis-Phillipe Wallot : Je suis à Bangui sur invitation de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE) pour une mission de deux formations :

· Produire de l’électricité à partir l’énergie solaire

· Collecter et valoriser les eaux de pluie.

Ma présence à Bangui témoigne de l’intérêt que j’accorde à mon pays d’origine. C’est de cette manière que je compte apporter ma modeste contribution au développement de la RCA. Mon projet à court terme est celui d’installer un bureau d’étude qui proposera des prestations de dimensionnement et chiffrage de projet en solaire photovoltaïque et thermique.

Oubangui Médias : Ce projet consiste à faire quoi concrètement ?

Louis-Phillipe Wallot : L’une des prestations de ce bureau d’étude serait celle d’informer et conseiller des particulier, chefs d’entreprise, ONG et donneurs d’ordre sur intérêt social, économique et environnemental des énergies renouvelables notamment l’énergie solaire. Green Consulting compte déployer plusieurs outils de communication à savoir : Formations à l’initiation, conférences, ateliers découverte, show-room etc…

L’objectif est d’atteindre un large public. Par exemple, l’animation pédagogique autour des énergies renouvelables par des jeux et concours constitue un bon moyen de départ. L’accès à l’électricité pour tous est bien l’ADN de Green Consulting.   Pour ce faire, notre cabinet d’expertise se penchera également, sur  l’alimentation en électricité photovoltaïque des particuliers, commerces, unités de soins médicaux,  installation d’irrigation agricole etc….

Oubangui Médias : Avez-vous déjà une équipe surplace à Bangui ?

Louis-Phillipe Wallot : La création du bureau d’étude fait l’objet d’un projet ficelé. Ainsi les moyens aussi bien humains que logistiques seront réunis. Une petite équipe sera mise en place pour le démarrage de nos activités.

Oubangui Médias : En tant qu’expert du domaine, quels sont, selon vous les obstacles au développement de l’énergie en Centrafrique ?

Louis-Phillipe Wallot : Le premier obstacle est endogène, c’est le manque d’information motivante nécessaire à susciter un réel intérêt économique autour du solaire photovoltaïque. Depuis 2005, le secteur d’activité de producteur d’énergie électrique à été libéralisé. Si l’usage de l’électricité photovoltaïque pour l’éclairage est large connu en Centrafrique, il en demeure moins pour son utilisation à caractère commercial voire industriel.

Oubangui Médias : Quelle est la différence en termes de faisabilité entre l’énergie renouvelable et l’énergie thermique ?

Louis-Phillipe Wallot : Pour produire de l’électricité, la société ENERCA, utilise l’énergie hydraulique  (usine de Boali) et du gas-oil (centrale thermique de Bangui). Le gas-oil dérive  du pétrole extrait du sous-sol. Le pétrole est une source d’énergie  non renouvelable. La hausse du prix du baril de  pétrole s’explique par la raréfaction de son stock en sous-sol. Ce qui dénote que ce type d’énergie ne se renouvelle pas.

Contrairement au pétrole, l’énergie solaire est toujours disponible. Les modules photovoltaïques la reçoivent chaque jour pour la convertir en courant électrique. Il n’est pas inutile de noter deux atouts majeurs du solaire photovoltaïque, à savoir :

L’énergie solaire est gratuite. Sa transformation en énergie électrique, via les modules photovoltaïques, est silencieuse et n’émet aucun gaz à effet de serre. Produire de l’électricité photovoltaïque est un acte citoyen qui accompagne l’ENERCA dans une démarche respectueuse de l’environnement.

Oubangui Médias : Quel est votre message aux autorités nationales dans l’idée de développer le secteur énergétique et sa gestion saine en Centrafrique ?

Louis-Phillipe Wallot : Aux autorités nationales, mon message est celui d’encouragement pour toutes les initiatives déjà prises en faveur de l’énergie solaire. Cependant, le taux de pénétration de l’usage du solaire au bénéfice de la population Centrafricaine reste très faible. En dehors de quelques ampoules et réfrigérateurs, il faudrait faire de l’électricité photovoltaïque un véritable outil de travail. Par exemple, se servir du solaire photovoltaïque pour alimenter les kiosques, boulangeries, les postes de soudure….dans le but de créer de richesse. C’est dans cette logique de vulgarisation et d’industrialisation du solaire photovoltaïque que Green Consulting s’inscrit.

Oubangui Médias : Monsieur Louis-Phillipe Wallot, nous vous remercions

Louis-Phillipe Wallot : C’est à moi de vous remercier.

Interview réalisée par Brice Ledoux Saramalet