Une vingtaine de juges administratifs vont suivre une formation dans le domaine de la gestion des contentieux de la fonction publique et de la rédaction des décisions de justice. L’objectif est d’améliorer le fonctionnement de la justice administrative centrafricaine. Cette initiative est portée par l’ambassade de France en Centrafrique.

Le lancement officiel de cette formation a eu lieu ce mardi 5 mai, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre d’État chargé de la Justice, garde des Sceaux, Arnaud Djoubaye Abazène, et co-présidée par l’attaché de justice à l’ambassade de France en Centrafrique, Sébastien Boutreau Bonne Terre.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de la coopération franco-centrafricaine. Durant quatre jours, ces juges vont échanger avec deux intervenants déployés en Centrafrique par l’ambassade de France, autour de plusieurs thématiques, notamment la déontologie, la méthodologie contentieuse et la rédaction des jugements.

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la Justice, a souligné que : « Cette formation est une opportunité précieuse. Elle vous permettra non seulement de renforcer vos capacités, mais également d’harmoniser vos pratiques et de consolider une culture juridictionnelle commune, indispensable à la crédibilité de la justice administrative. »

Selon les initiateurs, l’administration publique centrafricaine fait aujourd’hui face à de sérieux problèmes dans le domaine de la gestion et de la gouvernance. Ainsi, cette formation constitue une occasion importante de travailler sur les spécificités du contentieux de la fonction publique, notamment le recrutement, la gestion de carrière et la fin de carrière.

La juridiction administrative centrafricaine existe depuis plus de vingt ans, mais elle fonctionne encore avec des méthodes anciennes. L’ambassade de France en Centrafrique, partenaire du gouvernement centrafricain, accompagne depuis quelque temps des réformes visant à permettre à ce secteur de fonctionner désormais selon les normes internationales. Le gouvernement centrafricain reste déterminé à moderniser et renforcer le système judiciaire.

Caleb Zimango Bango