Dans l’objectif de trouver des solutions face à la faible participation des femmes au second tour, et d’évaluer le bilan du premier tour des élections législatives et municipales, ainsi que les stratégies de renforcement de la participation féminine, le ministère de la Promotion du genre, de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant (MPGFFPE), en collaboration avec l’Autorité nationale des élections (ANE), avec l’appui d’ONU Femmes et de la MINUSCA, a organisé une réunion du groupe de travail Genre et Élections, le mardi 17 février 2026 à Bangui.
Dans sa vision et son engagement à promouvoir la consolidation démocratique ainsi qu’une gouvernance inclusive, équitable et représentative de toutes les composantes de la société, la République centrafricaine entend veiller à une participation massive et équitable des femmes aux processus électoraux. C’est dans cette dynamique que ces institutions partenaires ont souhaité apporter leur contribution.
Dans ce cadre, l’intégration de la dimension genre dans les processus électoraux constitue un levier essentiel pour la promotion des droits humains, l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que pour la consolidation d’une paix durable et de la cohésion sociale. Toutefois, les constats dressés révèlent une faible participation des femmes aux récentes compétitions électorales.
Selon les organisateurs, à l’issue du premier tour, les résultats en matière de participation des femmes ont été véritablement catastrophiques. C’est pour cela qu’ils se réunissent pour faire la lumière sur ce qui n’a pas fonctionné afin d’y remédier.
Malgré les avancées notables enregistrées ces dernières années, notamment l’adoption de la loi sur la parité, l’élaboration de la stratégie nationale Genre et Élections, ainsi que l’engagement des institutions nationales et des partenaires techniques et financiers, la participation effective des femmes, des filles et des groupes vulnérables à la vie politique reste en deçà des attentes.
Un constat également déploré par Bienvenue Clarisse Yackota Durable, représentante du ministère de la Promotion du genre : « À l’issue de ces élections couplées, le gouvernement, à travers le ministère de la Promotion du genre, a mené plusieurs stratégies et apporté de nombreux appuis aux femmes candidates. L’une des particularités de notre rencontre d’aujourd’hui est d’identifier ce qui n’a pas fonctionné et de voir comment les aider à tenir bon et à aller jusqu’au bout. »
Selon les résultats des élections législatives de décembre dernier, organisées suivant le scrutin uninominal majoritaire à deux tours, ce système électoral a montré ses limites structurelles en matière de représentation féminine. Du côté des élections municipales, organisées sur la base de listes paritaires conformément à la loi, le taux de participation des femmes demeure également faible.
C’est donc pour encourager les femmes à rester déterminées et renforcer leur participation que cette réunion s’est tenue, grâce à l’engagement conjoint des institutions partenaires.
BVIII Pappus Héritier

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