Quatre mois après le lancement des formations professionnelles du projet Capital humain Maïngo, plus de 2500 jeunes filles et garçons affichent leur ambition de créer leurs propres activités génératrices de revenus. Répartis dans des centres de formation et d’alphabétisation à Bangui, Sibut, Bambari, Berbérati, Bossangoa et Bozoum, ces apprenants ont acquis des compétences dans des filières variées: couture, menuiserie, maraîchage, culture des champignons, héliciculture (élevage descargots) et autres métiers porteurs.

Mis en œuvre par le gouvernement centrafricain avec l’appui financier de la Banque mondiale, le projet Maïngo s’inscrit dans une stratégie de renforcement du capital humain et d’autonomisation économique des jeunes et des femmes. L’initiative a permis la réhabilitation de plusieurs centres de formation et la mise en place d’espaces sûrs et de clubs, offrant un cadre propice à l’apprentissage et à l’échange.

Depuis mars 2026, date du démarrage des cours, les bénéficiaires affirment avoir acquis les bases nécessaires pour exercer un métier et répondre à leurs besoins essentiels.

Eliana Nguerekata, inscrite en couture, témoigne : « Nous avions interrompu nos études et étions restés à la maison sans activité. Grâce aux espaces sûrs et aux clubs du projet Maïngo, nous avons pu accéder à cette formation. Depuis mars, nous avons été bien formés et nous pensons désormais être capables de confectionner des vêtements de qualité. Nous en sommes très fiers. » Son expérience illustre l’impact du projet sur une jeunesse en quête d’opportunités, notamment les jeunes filles souvent confrontées à des obstacles dans leur parcours scolaire et professionnel.

Pour Rouslan Fio‑Ngaïndiro Ngueretia, directeur du développement des apprentissages et de la coordination du suivi des centres de formation professionnelle et d’alphabétisation au ministère de l’Éducation nationale, les résultats sont encourageants : « Les activités évoluent de manière satisfaisante. Les apprenants en couture réalisent déjà de nombreux modèles. La filière champignons a connu un léger retard, mais celui‑ci est en train d’être rattrapé. Quant à l’élevage des escargots, les résultats sont très prometteurs. D’ici la fin du mois, de nouvelles filières seront lancées pour élargir les opportunités offertes aux bénéficiaires. »

À l’issue de leur formation, les jeunes recevront des kits d’installation fournis par le projet. Cet accompagnement vise à faciliter leur insertion professionnelle et à leur permettre de développer durablement leurs activités.

En renforçant l’autonomie financière des bénéficiaires, Maïngo contribue au développement économique local et à la consolidation du tissu social. En donnant aux apprenants les moyens de bâtir leur avenir, il participe à la construction d’une société plus résiliente et tournée vers l’innovation.

Dieu Béni Anderson Kabou