Les travaux de la cour criminelle se poursuivent à la cour d’appel de Bangui. Après une semaine de procès, trois dossiers sont acquittés pour absence de preuves. Le procès du français Juan Rémy Quignolot, prévu le 11 novembre est renvoyé au 18 novembre.

Dans l’affaire ministère public et Guessi Blaise contre Sacko Éric, Boram Alban et Nguerenissio Belfort Cédric pour vol à main armée, coups et blessures volontaire et association des malfaiteurs, il y a beaucoup de faiblesse dans ce dossier qu’a relevé la défense des accusés. En l’absence des preuves tangibles que doit fournir le ministère public lors des débats contradictoires pour prouver la culpabilité des accusés, la procureure des poursuites criminelles, Mauricette Monthe Psimhis a requis 20 ans d’emprisonnement pour les accusés Sacko Éric, Boram Alban et Nguerenissio Belfort Cédric

L’acquittement des trois accusés par la Cour criminelle

Le verdict du président de session criminelle, Marcel Koui, délibère en matière criminelle et en dernier ressort avec le concours des jurés à la majorité des voix, sur la culpabilité des accusés,  la cour acquitte les accusés Sacko Éric, Boram Alban et Nguerenissio Belfort Cédric au bénéfice du doute, condamne le Trésor public aux dépens.

Me Pali Tendoli devant le micro de Oubangui Médias traduit sa satisfaction. « Je suis très satisfaite par rapport au verdict de la cour, qui a bien statué sur les faits qui sont reprochés à ses clients qu’il y a un doute qui plane, c’est de là que la cour a bien fait son travail par rapport au développement des faits qu’on a développé et on a essayé de balayer certaines allégations ou les faits contre nos clients. Quand vous accusez quelqu’un pour le mettre en prison, il faut prouver par des preuves et là il n’y a pas des preuves qui attestent réellement que ces jeunes ont commis ses actes sur la personne de Guessi Blaise ».

Juan Rémy Quignolot ne s’est pas rendu à son procès

Le procès de l’accusé Juan Rémy Quignolot qui a été arrêté le 10 mai 2021, placé sous mandat de dépôt à la prison du camp de Roux a été fixé au 11 novembre 2022. Les chefs d’accusation qui lui sont reprochés par le ministère public, sont : l’espionnage et détention illégale d’armes de guerre et de munitions de guerre et chasse. Finalement Juan Rémy Quignolot ne s’est pas rendu à son procès. Sa défense a présenté à la Cour un rapport médical de 03 pages, délivré le 14 octobre 2022 par Dr. Michel Zouber, médecin à l’ambassade de France à Bangui. Ce certificat médical, atteste que l’accusé souffre de problèmes de tension artérielle, de la dénutrition, perte de poids d’environ 22 kilos en deux semaines et d’une insuffisance rénale qui nécessite une évacuation sanitaire.

Le président de la Cour a fait une petite remise

« Comme la présence de l’accusé est très importante pour les débats et vu son absence, la Cour va faire une petite remise. Tout ce qui nous est détaillé dans ce rapport est de la réalité. Ainsi, la Cour fait un renvoi à huitaine. Elle renvoie le dossier, ministère public contre Quignolot Remy Juan, au 18 novembre 2022 pour présence de l’accusé et vérification de son état de santé », a prononcé Thierry Joachim Pisséré, président de la Cour.

Les avocats de l’accusé se dit serein de se soumettre à la décision de la Cour. « Etant donné que c’est un document qui retrace beaucoup de pathologies, nous ne pouvons donner plus de précisions sur la gravité de la maladie dont souffre notre client. Nous sommes obligés de nous résumer à ce qui a été dit par la Cour. S’il est guéri, il n’y aurait pas d’autres raisons puisqu’il faut respecter les institutions », a précisé maitre Guy Ondoma, un des avocats de la défense.

Notons que Juan Rémy Quignolot a été mis en liberté provisoire, il y a plus d’un mois suite à la grève de la faim, qu’il a entamé pour son procès qui est hors délai.

La session criminelle se poursuit encore. Plusieurs dossiers à traiter sont liés aux cas de violences basées sur le genre.

Zarambaud Mamadou