Une note circulaire du 5 septembre signée par le ministre de la sécurité publique Nicaise Nassin a annoncé l’expulsion immédiate du Sieur Abdoul Kanich un élément du contingent mauritanien de la Minusca. Une information confirmée par la Minusca qui n’a pas souhaité faire des commentaires sur la décision des autorités centrafricaines.
C’est depuis samedi 1er septembre que la toile est inondée par l’information selon laquelle un élément du contingent mauritanien a été appréhendé main dans le sac en train d’acheter une arme marque kalachnikov et des munitions entre les mains d’un centrafricain.
Une opération diligentée par le Directeur de l’Office Centrafricain pour la Répression du Banditisme (OCRB) Armel Barab a permis d’interpeller ce soldat de moralité douteuse membre du contingent mauritanien de la mission onusienne.
Selon les informations, c’est comme à l’accoutumée que ce jeune soldat onusien d’origine mauritanienne s’adonne à l’achat des armes. Pour quelle raison ? L’on ignore encore.
D’après le récit des faits, ces derniers temps, Abdoul Kanich n’a cessé de harceler un jeune centrafricain dont son identité n’a pas été dévoilée, qu’il a rencontré et lui a promis de vendre une arme. Cependant par prudence, le jeune centrafricain qui a trouvé trop suspect ce harcèlement, a remonté les informations aux forces de l’ordre et de la sécurité qui par la suite a donc mis en place un dispositif aux alentours de la base de la Minusca où l’achat d’armes devait se dérouler.
Comme convenu, le jeune détenteur d’armes s’est rendu à l’endroit où devait se faire la transaction tout proche de la base de la Minusca. Car celle-ci devait se faire le plus rapidement possible, afin que les soldats de la Minusca rentrent dans leur camp, histoire de passer inaperçu.
C’est au moment où le soldat Kanich s’approchait du vendeur d’armes pour lui remettre les sous que les éléments de l’OCRB sont intervenus pour l’appréhender.
Lors de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole par intérim Dr Guy Karema a regretté le comportement de cet élément qui selon lui ne reflète pas les principes de l’ONU. Il indique qu’une enquête sera menée pour apporter la lumière sur cette affaire.
Toutefois, il faut rappeler qu’en Avril 2018 un soldat du contingent gabonais de la Minusca avait été arrêté par les forces de l’ordre au km 5 main dans le sac entrain de vendre des munitions et une arme.
Et d’après le protocole d’accord qui lie le Gouvernement centrafricain et la Minusca en cas d’une faute grave, c’est le pays d’origine de cet agent de l’ONU qui est capable de le condamner conformément aux lois de ce pays.
Une disposition tant dénoncée par certains leaders de la société civile qui estiment que la RCA est un pays souverain et est capable de juger ces malfrats afin d’éviter des pareilles erreurs.
Le contingent mauritanien ne cesse de faire l’objet d’accusation de connivence avec les rebelles de l’UPC de Ali Darass dans la région de Bambari, qui aurait épousé une sœur à un haut gradé de ce contingent.
Christian Singa

Commentaires récents