Le samedi 10 septembre, vers 20 heures, un drame s’est survenu sur la montagne de Kassango à Boali. Il s’agit du bus commercial Avenir Express qui a fait un accident grave dont on dénombre plusieurs morts et blessés.

Selon nos informations, le chauffeur de ce véhicule qui a quitté le Cameroun veut coûte que coûte regagner Bangui le même jour. Arrivée dans la localité de Yaloke, tous les passagers se sont plaints car ce dernier roule à vive allure. Au moment où il voulait traverser la montagne de Kassango, il a eu un problème de frein qui l’a basculé dans le ravin.

Sur le champ, grâce à l’intervention des forces de défense et de sécurité, certains accidentés ont eu la vie sauve. Mais provisoirement, on enregistre 12 morts et une quarantaine des blessés parmi lesquels les enfants.

Un survivant interrogé par Oubangui Médias précise que la faute appartient au conducteur de ce camion qui a mis leur vie en dangers. « Je remercie Dieu de m’avoir protégé car certains ont succombé à leurs blessures même l’épouse de l’apôtre Gaston Ouamoguene de l’Eglise PK3 Sion », a-t-il témoigné.

Une mère de famille ayant vue ces victimes s’est mise à pleurer et demande au gouvernement de prendre des mesures contre la compagnie Avenir Express, car ses bus provoquent toujours d’accident sur l’axe Bangui- Garoua- Boulai. « Nous exhortons le gouvernement de suspendre les activités de la société Avenir Express sur cet axe. A chaque voyage, on enregistre un accident. Ce n’est pas la dégradation des routes qui causent ces accidents mais l’excès de vitesse », a-t-elle souhaité.

Notons que lors de l’accident, tous les blessés sont transportés automatiquement à l’hôpital de district de Boali qui les a administrés les premiers soins avant l’évacuation des cas graves vers Bangui.

Selon nos constats, plusieurs morts sont restés encore sous le véhicule, car  les forces de l’ordre et de sécurité ont déployé tous les efforts qu’il faut pour les récupérer mais en vain.

Une source hospitalière nous confirme que certains corps sans vie risqueraient d’être enterrés sur place, car ne disposant pas de pièce, l’on ne sait comment joindre leurs parents et l’hôpital n’a seulement une seule ambulance pour évacuer les blessés et les morts. Des pertes matérielles ont été également enregistrées puisque le véhicule contient les commerçants, les élèves, les hommes et les femmes d’affaires qui ont perdu leurs marchandises.

Judes Romain Koualet.