Il est célébré le 1er décembre de chaque année, la journée mondiale de la lutte contre le Sida. Etant donné qu’en Centrafrique cette date marque la journée de la fête nationale, les festivités liées à la journée mondiale de lutte contre le Sida s’étaient finalement déroulées en différé le samedi 04 décembre 2021.

Initiées à Bangui par les Médecins Sans Frontières en partenariat avec le gouvernement et le Conseil national de la jeunesse centrafricaine, les festivités marquant la journée de la lutte contre le Sida s’étaient déroulées au Centre culturel de Boy-Rabe dans le 4èm arrondissement de Bangui. La thématique mondiale retenue pour cette année est : « Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au Sida. Mettre fin aux pandémies ».

« A travers cette thématique, le Médecins Sans Frontières et le ministère de la Santé publique veulent montrer que tous ensemble, nous pouvons mettre fin au VIH. On peut atteindre cet objectif grâce à l’implication de tous les acteurs sanitaires, de la société civile et des différents partenaires », a indiqué Zacharie Moluh, réfèrent médical du projet VIH TB MSF à l’hôpital communautaire de Bangui.

Selon la même source, le gouvernement et les différents acteurs ont réalisé des gros efforts en ce qui concerne la lutte contre le Sida. Ce combat acharné a favorisé la réduction du pourcentage des cas positifs : « La prévalence est évaluée à ce jour à 3,5% pour l’ensemble du pays alors que dans le passé le pourcentage était de 4,5 ».

Cette célébration a regroupé des centaines des personnes. L’occasion a été saisie par l’équipe des MSF de faire une large sensibilisation afin de rappeler à l’assistance comment on peut se faire contaminer par le VIH Sida, comment l’éviter et surtout comme  faire au cas où on est déclaré séropositif et surtout de se faire dépister à temps.  Ceci permettra à la personne de connaitre son statut sérologique pour se protéger davantage ou se mettre sous traitement le plus vite possible si elle est testée positive.

A cet effet, une équipe des médecins a été déployée sur place afin de procéder à un dépistage volontaire et anonyme. Une fois dépistée, la personne dispose d’au trop 5 à 10 minutes pour prendre le résultat. Plusieurs personnes touchées par cette sensibilisation ont accepté d’aller se faire dépistées. C’est le cas de Dieu-Bénit Bagaza, président de la jeunesse du quartier Dedengué II qui, tout serein a accepté de passer son test de dépistage. Il témoigne : « Je suis conscient que le Sida existe. Etant jeune, il est indispensable que je me fasse dépister régulièrement afin de prendre soin de ma santé. Je demande aux autres de mettre la peur et l’inquiétude de côté pour se faire dépister ».

Quant à Joviale Mboua, une jeune fille de 23 ans, avec la peur au ventre a pu quand même faire son test et a pris le résultat aussitôt : « J’ai eu tellement peur au moment j’étais passée prendre le résultat. Dieu merci que je suis séronégative. Si le résultat est positif, je ne vais pas me décourager. Je vais tout faire pour suivre le traitement car une personne peut vivre avec le Sida pendant plusieurs années en suivant le processus de la prise en charge sanitaire », a-t-elle indiqué.

Rappelons que la journée mondiale de la lutte contre le Sida fut établie le 1er décembre 1988 par l’Organisation Mondiale de la santé (OMS). Elle est consacrée à la sensibilisation contre ce fléau incurable. Cette année, la célébration s’est déroulée dans un contexte où la pandémie du coronavirus a largement gagné le monde et a commis des ravages.

Brice Ledoux Saramalet