En République centrafricaine, les femmes se relèvent et deviennent des actrices incontournables du développement après des années marquées par les crises. La Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures de la République Centrafricaine (FAFECA) impulse cette dynamique en organisant des initiatives porteuses telles que le Salon National de l’Entrepreneuriat Féminin (SANEF), en parfaite adéquation avec la vision éclairée du Président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra.

Dans le même esprit, la Première Dame, Mme Tina Marguerite Touadéra, Marraine du SANEF, accompagne cette vision en soutenant fortement ce grand événement économique, essentiel pour le relèvement de la femme centrafricaine et la valorisation de son rôle dans la société.

La troisième édition du SANEF, prévue du 9 au 16 mars 2026 à l’Hémicycle de l’Assemblée nationale, réunira plusieurs femmes de Bangui, des 20 préfectures du pays, ainsi que celles de la diaspora centrafricaine et des pays frères.

Dans une interview exclusive, la Première Dame a souligné que le SANEF, désormais à sa 3ᵉ édition, constitue une opportunité majeure de financement pour les femmes, une ouverture vers le monde et une vitrine pour mettre en lumière le savoir-faire féminin.

Madame la Première Dame Bonjour. Depuis trois ans, vous êtes la marraine du SANEF, initié par la FAFECA. Qu’est ce qui justifie votre engagement à soutenir l’entrepreneuriat féminin dans le pays ?

Tina Marguerite Touadera: Bonjour. Je suis profondément convaincu que l’autonomisation économique des femmes est un levier essentiel pour le développement de notre pays.

En donnant aux femmes les moyens de créer leurs propres entreprises, nous contribuons non seulement à réduire les inégalités de genre, mais également à stimuler la croissance économique et à lutter contre la pauvreté.

C’est pourquoi j’ai décidé de soutenir l’entrepreneuriat féminin en Centrafrique, et plus particulièrement le SANEF, qui offre une plateforme unique aux femmes pour valoriser leurs compétences, partager leurs expériences et accéder à des opportunités de financement et de développement.

Madame, votre implication dans la promotion de l’entrepreneuriat féminin en Centrafrique est remarquable. Quels sont les projets concrets que vous avez initiés ou soutenus pour aider les femmes à développer leur entreprise et à améliorer leur autonomie économique ?

Tina Marguerite Touadera: Je l’ai toujours dit dans mes discours, j’ai travaillé plus de 30 années dans l’humanitaire aux côtés des femmes avant d’être Première Dame.

J’ai accompagné plusieurs femmes en entrepreneuriat notamment dans l’élevage, l’agriculture, la couture et bien d’autres projets avec l’ONG GROUFEPA et la Fondation Tina TOUADÉRA que je dirige.

J’ai également soutenu des initiatives de formation et de mentorat pour les femmes, afin de leur donner les compétences nécessaires pour créer et gérer des entreprises prospères.

Madame, selon vous, quels sont les impacts des éditions passées du SANEF sur les femmes et l’économie nationale ?

Tina Marguerite Touadera: Le SANEF a permis à la femme centrafricaine de présenter ses projets, de bénéficier des formations et des financements, afin de créer des réseaux professionnels solides.

Le SANEF a également contribué à sensibiliser l’opinion publique sur l’importance de l’entrepreneuriat féminin.

Pour finir, comment envisagez-vous de poursuivre votre engagement en faveur de l’entrepreneuriat féminin en Centrafrique, et quels sont vos attentes à l’issue de ce Salon ?

Tina Marguerite Touadera: Je suis déterminée à poursuivre mon engagement en faveur de l’entrepreneuriat féminin en Centrafrique.

Cela fait partie de l’un des piliers de la Fondation Tina TOUADERA.

À l’issue de ce Salon, je souhaite qu’il y ait une plus-value sur les secteurs abordés dans cette troisième édition qui revêt une certaine particularité, dans la mesure où l’entreprenariat féminin libère le potentiel par l’innovation circulaire et le levier technologique.

Mme Tina Marguerite Touadera, nous vous remercions.

Tina Marguerite Touadera: C’est à moi de vous remercier.

Interview réalisée par l’équipe de communication du SANEF