La famille Massi a réagi après l’annonce de la Cour pénale spéciale, de sa saisie afin d’ouvrir un procès dans l’affaire dite « Bossembélé ». Une affaire qui concerne François Bozizé Yangouvonda, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy.

Dans un communiqué publié le 28 janvier, la famille Massi a salué les efforts constants de la justice centrafricaine pour faire toute la lumière sur les crimes graves commis durant cette période.  Elle a rappelé que de nombreux témoignages concordants, recueillis 15 ans après indiquent que Charles MASSI aurait été détenu au Centre d’instruction militaire de Bossembélé, communément appelé « Guantanamo », où il aurait été soumis à des actes de torture et sévices ayant conduit à sa mort. Malgré l’absence de restitution officielle de sa dépouille, ces éléments ont profondément marqué la famille, l’opinion nationale et internationale, et constituent une blessure ouverte pour la famille et pour la République centrafricaine

« La famille MASSI tient à saluer les efforts constants de la justice centrafricaine, et en particulier de la Cour Pénale Spéciale (CPS), pour faire toute la lumière sur les crimes graves commis durant cette période sombre de l’histoire de notre pays, la RCA. La saisine de la Chambre d’assises dans l’affaire de Bossembélé représente, une étape judiciaire majeure dans la quête de vérité, de justice et de reconnaissance des souffrances endurées. » A précisé le communiqué.

Enfin elle a exprimé sa confiance dans l’indépendance et le professionnalisme de la CPS et réaffirme son attachement au respect des principes fondamentaux de la justice. Elle nourrit toutefois l’espoir légitime que les procédures en cours permettront d’établir les responsabilités pénales des auteurs et complices des crimes commis, afin que justice soit rendue à Charles Massi et à toutes les victimes des violations graves des droits humains survenues en République Centrafricaine.

Pour rappel, Charles MASSI, ancien ministre centrafricain et Président du parti Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM), a été arrêté en Décembre 2009 après avoir été remis aux autorités centrafricaines, pendant le régime de l’ancien président François Bozizé Yangouvonda. Depuis cette date, Charles Massi n’a plus jamais été revu vivant.

Déus Gracias Tchémanguéré