Suite aux plaintes de la population concernant le manque d’eau, d’infrastructures scolaires et de centre de santé qui sévit depuis quelque temps dans le village de Nzila, situé dans la sous-préfecture de Bangui-Fleuve, le chef de cette circonscription, Rigobert Nzoyagba, lors d’une interview exclusive accordée à Oubangui Médias, a exprimé son mécontentement. Il interpelle le gouvernement centrafricain afin qu’une solution soit trouvée dans les plus brefs délais, dans le but d’améliorer les conditions de vie et de garantir le bien-être des habitants de cette localité.

Oubangui médias : Monsieur Rigobert Nzoyagba bonjour ! Vous êtes chef du village Nzila2, dans la sous-préfecture de Bangui fleuve, en écoutant votre population, le village est confronté à beaucoup de problème primaire. Tenez par exemple, le manque d’eau potable. Combien de point d’eau disposez-vous ici à Nzila ?

Rigobert Nzoyagba : Merci monsieur le journaliste. « Depuis que je fusse à la tête de cet village, les points d’eaux ne se comptent qu’au bout de doigt. Regardez, j’ai une population de plus de 2000 mille habitants, qui ne disposent que de 5 points d’eau dont 3 seulement sont opérationnels. Et dans quels états sont ces trois puits ? Des trucs presque non entretenus. Ce qui fait que la population en souffre et le enfants tombent tout le temps malade à cause du manque d’eau potable ».

Oubangui médias : dites-nous, il vous est déjà arrivé d’accueillir par ici des ONG qui vous viennent en aide dans le but de vous offrir des points d’eaux ?

Rigobert Nzoyagba : Pas une seule fois. De mon avis. Peut-être la créativité d’une famille, ou d’un individu. Et même s’il en est le cas, on est tous au courant que la famille africaine en générale et en particulier centrafricaine, est toujours limité qu’à elle-même. Donc offrir un point d’eau n’est pas pour tout le monde.

Oubangui médias : monsieur, qu’en est-il de l’éducation des enfants de ce village ?

Rigobert Nzoyagba: Lamentable. Je dirai même très lamentable. Nous n’avons qu’une seule école publique qui a vu le jour depuis la nuit des temps à la création de ce village. Je parle là, de l’école publique de Nzila, ou, dans une seule salle de classe, on y voit un nombre exorbitant de 300 à 400 élèves. Il y a aussi des écoles privées mais cela ne suffit toujours pas. Car vous êtes sans ignorez que nous ne sommes que des simple paysans qui ne vivent qu’au travers de leurs champs. Et donc il nous est difficile d’envoyer nous enfants dans une telle école.

Oubangui médias : monsieur, dites votre village dispose néanmoins d’un centre de santé secondaire ?

Rigobert Nzoyagba  : ça, c’est encore la pire de toutes. Aucunement pas. Et on s’en plaint nuit et jour. Si une femme veut mettre bas, il nous arrive de le transporter dans une poussette ou une moto pour l’amener à l’hôpital le Domitien. Et parfois, on nous ramène le corps sans vie de la femme ou de l’enfant. Et le pire est de voir une femme mettre au monde chemin faisant ». C’est vraiment de l’enfer. A-t-il ajouté.

Oubangui médias : face à ces manquements que vous aviez exposés, qu’attendez-vous de la part du gouvernement ?

Rigobert Nzoyagba  :  j’en fait juste un SOS au gouvernement à ce qu’un palliatif nous soit trouvé urgent, afin de redonner plus d’espoir à la population d’ici. Car si c’est le gouvernement, c’est qui ? Nous sommes dans une 7eme République dans laquelle tout doit changer. Et j’ai la certitude que tout ira beaucoup mieux après l’investiture du chef d’état ».

Oubangui médias : monsieur Rigobert Nzoyagba merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Rigobert Nzoyagba : c’est à moi de vous dire un grand merci d’être venu écouter nos plaintes ».

Interview réalisée par BVIII Pappus Héritier