Il ne se passe pas un seul jour que les usagers de cet axe tombent dans le filet des hommes en armes. A cela s’ajoute la dégradation avancée des routes de l’axe Carnot-Berberati.
Malgré la présence des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au village « RCA », ces rebelles opèrent comme des coupeurs de route sur le long des axes reliant ces deux villes. Une situation qui entrave la libre circulation des personnes.
Selon les usagers de cet axe, avant la crise, sur une distance de 100 km entre Baoro et Carnot, les mototaxis peuvent passer juste une heure de temps et les véhicules à quatre roues quant à eux peuvent passer une heure et demi ou deux heures avant d’arriver à la destination. Mais à cause de la dégradation avancée de cet axe, un véhicule de quatre roues peut passer plusieurs jours.
Michel, un conducteur de mototaxi qui revenait de Carnot nous raconte son calvaire : « oui comme vous le constatez, je reviens de la ville de Carnot qui est située à 100 km de Baoro sur l’axe Berberati. C’est un risque que nous prenons sur cet axe. Par exemple avant-hier ces bandits sont sortis à 2 km du village RCA. J’étais obligé de retrousser chemin puisque je les ai aperçu de loin. Ils m’ont tiré dessus. Dieu merci, j’ai pu échapper. Et c’est ce matin que j’ai fait aller-retour. Nous demandons au Chef de l’Etat de penser à nous qui sommes ici, en nous envoyant des russes encore et qu’ils puissent patrouiller régulièrement le tronçon Baoro- Berberati. Bien-sûr, les FACA sont ici mais ils n’ont pas de moyens logistiques ».
Une armée est efficace lorsqu’elle dispose des moyens logistiques et avec un effectif suffisant, a-t-il ajouté.
Situé à une quarantaine de la ville de Carnot, le village « RCA » s’est vidé de sa population à cause des incursions à répétition de ces hommes en armes. L’on compte seulement au bout du doigt certains habitants qui ne savent où aller. Ils demandent au Gouvernement de leur venir en aide afin que leurs conditions de vie soient améliorées.
Christian-Stève SINGA de passage dans les Préfectures de Mambéré et Mamberé-Kadéï.

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