À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, les responsables du Centre pour la Promotion Féminine Saint Daniel Comboni ont organisé une foire d’exposition et de vente des produits fabriqués localement par les femmes et les filles du pays.
La ville de Bimbo, à l’instar des autres localités, n’est pas restée en marge des préparatifs de cette célébration. C’est dans cette optique que le Centre de formation professionnelle des jeunes filles Saint Daniel Comboni a initié cette activité dans cette partie de la capitale, Bangui.
Pour Sœur Juliette Makolé, responsable du centre de formation des jeunes filles, cette initiative vise à mettre en valeur le talent des femmes et des filles centrafricaines.
« Le 8 mars est la Journée internationale des droits de la femme. C’est pourquoi nous voulons mettre l’accent sur cette date afin d’aider les femmes à connaître leurs droits, mais aussi les défis auxquels elles font face dans leur vie quotidienne. C’est également une occasion de valoriser leur savoir-faire. Elles réalisent beaucoup de choses que les gens ne connaissent pas et restent souvent dans l’ombre. Pour nous, c’est une opportunité de les mettre en lumière et de montrer que les femmes sont capables. Nous devons donc les encourager à aller de l’avant. C’est pour cette raison que nous avons organisé cette foire », a-t-elle martelé.
Elle a par ailleurs lancé un appel à la population : « J’invite la population centrafricaine en général, et en particulier celle de Bimbo et de ses périphéries, à venir massivement acheter les produits que ces femmes exposent. Ce sont des produits locaux. Souvent, nous les Centrafricains, nous accordons plus de valeur aux produits venant d’ailleurs qu’à ceux fabriqués chez nous », a-t-elle indiqué.
Selon elle, cette attitude peut freiner le développement économique du pays. « Si nous continuons dans ce sens, notre économie ne va pas se développer. Pire encore, nous n’allons pas créer des opportunités de travail pour nos frères et sœurs. Si nous n’achetons pas leurs produits, ils n’auront pas le courage de produire davantage. Valorisons donc les produits locaux fabriqués par nos mères et nos sœurs afin qu’elles puissent améliorer leurs conditions de vie », a-t-elle sensibilisé.
De son côté, Jacqueline Béléma, présidente par intérim de la délégation spéciale de la ville de Bimbo, rappelle que la Journée internationale des droits de la femme ne doit pas être perçue comme une simple fête.
« La célébration de cette journée n’est pas qu’un moment festif. C’est aussi un moment de réflexion sur la place de la femme dans la société, mais également sur les défis qui entravent l’égalité réelle en Centrafrique. Le thème retenu cette année est : Droits, justice et action. Nous devons passer aux actes concrets. L’action doit commencer par l’autonomisation économique des femmes. Cette foire est la preuve vivante de la résilience des femmes centrafricaines », a-t-elle déclaré.
La célébration de la Journée internationale des droits de la femme, lancée le 28 février dernier, prendra fin le 15 mars prochain. Au-delà de la foire, de l’exposition et de la vente des produits, plusieurs activités sont également prévues, notamment des conférences-débats autour des droits et de l’autonomisation des femmes.
Carlos Watou

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