Le Bureau de l’UNFPA en République centrafricaine a accueilli une conférence de presse marquante le Samedi, 25 Avril 2026 à Bangui, animée par Pio Smith, Directeur Exécutif Adjoint A.I des Programmes de l’UNFPA. Sa visite, du 23 au 25 Avril, avait pour objectif de dresser un bilan des avancées en matière de santé sexuelle et reproductive, de renforcer le partenariat avec les autorités nationales et de mettre en lumière les priorités stratégiques de l’organisation dans le pays.
Dès l’ouverture de son intervention, Pio Smith a tenu à remercier les autorités centrafricaines pour leur engagement constant. « Je suis ici pour exprimer notre solidarité au gouvernement et saluer le leadership national pour l’efficacité de la coopération que nous avons eue avec le pays », a-t-il affirmé. Ce geste de reconnaissance traduit la volonté de l’UNFPA de consolider une relation fondée sur la confiance et la complémentarité.
Le Directeur Exécutif Adjoint a rappelé plusieurs avancées notables. Parmi elles, la déclaration du Président de la République faisant de la réduction de la mortalité maternelle une urgence nationale. « C’est une décision courageuse et essentielle », a souligné Pio Smith, insistant sur l’importance de placer la santé des femmes au cœur des politiques publiques.
Il a également mis en avant le rôle pionnier de la République centrafricaine, qui consacre une partie de ses propres ressources à l’achat de produits contraceptifs. « Peu de pays dans le monde font ce choix. C’est une preuve de responsabilité et de vision », a-t-il ajouté.
Autre point fort : la réalisation du Recensement Général de la Population en partenariat avec la Suisse. Pour Pio Smith, disposer de données fiables est une condition indispensable pour adapter les programmes aux besoins réels des populations. « Sans données précises, on risque de se tromper. Avec elles, on peut cibler efficacement les services à offrir », a-t-il expliqué.
Des défis persistants
Malgré ces progrès, Pio Smith a rappelé que des efforts supplémentaires restent nécessaires. La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) demeure une priorité. « Nous devons stopper les violences dont souffrent les femmes et les filles. Cela implique aussi de mobiliser les hommes et les garçons pour qu’ils participent activement à ce combat », a-t-il déclaré. Selon lui, bâtir une société sans violence est la clé pour instaurer une paix durable et une prospérité partagée.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la prévention et d’apporter un soutien accru aux victimes. « Si nous parvenons à créer une société plus égale, nous renforcerons la paix et faciliterons le processus de développement », a-t-il martelé.
L’importance de la jeunesse
Un autre axe majeur de son intervention a porté sur l’investissement dans la jeunesse. Pour Pio Smith, négliger cette génération serait compromettre l’avenir du pays. « Si on n’investit pas dans la jeunesse, on bloque le processus de développement », a-t-il averti. L’UNFPA entend donc intensifier ses actions en faveur de l’éducation, de l’accès aux soins et de l’autonomisation des jeunes.
Pio Smith a lancé un appel à la communauté internationale. « Malgré les réalisations, sans l’appui de nos partenaires, il y a des risques », a-t-il prévenu. Son plaidoyer vise à maintenir l’attention mondiale sur la République centrafricaine, afin que les efforts déjà engagés ne soient pas fragilisés par un manque de soutien.
À la fin de son intervention, Pio Smith a réaffirmé la volonté de l’UNFPA de poursuivre son accompagnement. « Notre message, au niveau des Nations Unies, est clair : il faut garder la tendance positive et entamer de nouveaux processus pour répondre aux besoins de la population », a-t-il déclaré. Son discours, empreint de réalisme mais aussi d’espoir, a rappelé que le chemin vers une société plus juste et plus saine est encore long, mais que les bases solides sont déjà posées.
Dieu Béni Anderson Kabou

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