Les membres du Comité de pilotage du Fonds Équipe France coopération administrative ont échangé, le mercredi 13 mai à Bangui, sur ce programme qui appuie des initiatives de la fonction publique centrafricaine. Au cours de cette rencontre, les parties prenantes ont salué le travail abattu par ce comité. Cependant, elles ont également évoqué le retard enregistré dans l’exécution des activités du comité durant la première année qui vient de s’achever.

L’administration publique centrafricaine bénéficie depuis quelque temps d’un appui technique de l’ambassade de France avec le financement de la Banque mondiale. Ainsi, un comité a été mis en place après la signature de la feuille de route entre le président français Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra, en avril 2024 en France. En effet, ce comité a pour mission de redynamiser l’administration centrafricaine en formant ses cadres dans les domaines de la gestion, de la gouvernance et du contrôle pour le développement du pays.

Après un an d’opérations, ce comité a évalué les activités menées et présenté les trois composantes du projet. La première composante vise à soutenir l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), notamment à travers la formation des cadres et des agents, etc. La deuxième composante porte sur la modernisation de la gestion des ressources humaines (GRH), ses actions et ses missions. La troisième vise à appuyer les institutions de contrôle de l’État de droit, leurs actions et leurs missions. Parmi ces composantes énumérées, l’aboutissement de la troisième n’a pas eu lieu à cause des élections organisées en Centrafrique.

Toutefois, le comité a souligné qu’il va redoubler d’efforts pour la mise en œuvre de la troisième composante. Sébastien Boutreau Bonne Terre, attaché de coopération à l’ambassade de France, a déclaré :

« Pendant la première année, il y a eu les temps démocratiques que sont les élections et il était normal que nous nous mettions en retrait puisqu’il fallait éviter la moindre possibilité d’accusation d’ingérence. Ces élections se sont bien passées et donc, dès lors, on va accélérer notre programme administratif au soutien du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative, au soutien de l’ENAM et au soutien des grands corps de contrôle de l’État », a-t-il confirmé.

Pour ce comité, le retard enregistré n’a pas eu un grand impact sur la première année du projet, car l’équipe est allée au-delà de ses activités prévues. Les cadres ministériels au sein de ce comité ont manifesté leur désir auprès des partenaires d’élargir davantage ce programme afin de mieux les former dans leurs domaines administratifs.

Pour l’ambassade de France, à travers ce programme, elle est en train de tout mettre en œuvre pour appuyer la Centrafrique dans le cadre du partenariat qui les unit.

Caleb Zimango Bango