« Une heure pour la terre » est le thème d’une conférence débat ce  jeudi 21 mars  à la faculté des sciences de l’Université de Bangui entre les étudiants et le personnel de l’ONG WWF, une organisation qui intervient dans la protection de la biodiversité et la gestion des aires protégées.

Selon Dr Étienne Longe, Représentant Pays de ladite organisation, « une heure pour la terre » est un événement qui a pris sa source en Australie depuis 2007. C’est un moment qui rassemble le monde, met en lumière la perte de la nature et la crise climatique et incite des millions de personnes à agir et à plaider en faveur d’un changement urgent. Cette année, le choix est porté sur les étudiants qui sont l’avenir pour leur contribution dans cette problématique.

« Une heure pour la terre est un événement qui a commencé depuis 2007 au niveau de l’Australie dans la ville de Sidney, aujourd’hui nous avons choisi les étudiants parce que c’est l’avenir de demain. C’est pour eux que nous travaillons pour protéger la planète et l’environnement. Nous avons préféré travailler avec eux pour que le message soit aussi propagé partout chez les décideurs ou partenaires dans les communautés et dans toutes les couches de la population », justifie le représentant de WWF.

Ces échanges ont permis aux étudiants d’approfondir leurs connaissances sur la protection de l’environnement. Ainsi, des engagements ont été également pris pour la protection de la nature.

Fidelia Yambrenga, étudiante en licence 1 des Sciences de la Vie et de la Terre est l’une des participantes à ce débat. Elle exprime sa satisfaction pour la tenue de cette conférence : « J’ai retenu que pour maintenir la biodiversité en bon état, il ne faut pas jeter les déchets plastiques par terre n’importe comment mais de chercher là où il y a la poubelle. J’ai aussi appris qu’avec le changement climatique, la nature est en cours de disparition. D’ici à 2050, il y aura une grande difficulté pour la biodiversité », note-t-elle.

L’étudiante prend un engagement en ces termes : « A cet effet, je m’engage à ne plus jeter les déchets plastiques par terre, d’éteindre la lumière de notre salle avant de rentrer à la maison. J’envisage également des sensibilisations auprès de ceux qui font la coupe des bois et la chasse de modérer leurs activités pour prévenir le pire ».

Considérant l’importance de la question, WWF noue un partenariat avec des grandes universités à travers le monde et celle de Bangui pour une solution durable : « Nous travaillons déjà avec plusieurs universités à travers le monde. Il y a l’université de Corneille aux Etats Unis, Elmont institut one health en Allemagne, nous travaillons aussi avec l’université de Bangui. L’université de Bangui est en contact avec  l’université de Pac pour des recherches sur le programme d’habituation des gorilles et nous espérons continuer dans cette lancée et pourquoi pas avoir à la longue des protocoles plus durables avec l’université pour trouver des solutions innovantes pour la conservation de la nature et le changement climatique », a ajouté Dr Étienne Longe.

La Centrafrique, pays à faible taux de pollution ne reste pas sans conséquence des effets du changement climatique d’où l’implication de tous dans la préservation de l’environnement.

Belvia Espérance Refeïbona