Suite à un mémorandum remis au gouvernement le 1er août dernier, selon le règle de l’art, le gouvernement dispose 08 jours pour répondre, mais pas de réaction. C’est dans ce contexte que le Syndicat des Travailleurs pour le Développement (STD) a organisé une conférence de presse samedi 13 août 2022, à la Bourse de travail à Bangui pour montrer son mécontentement.

« A 62 ans de l’indépendance, les travailleurs Centrafricains restent dans des conditions difficiles »,  a évoqué d’entrer du jeu Innocent Kereguele, secrétaire général de syndicat des travailleurs lors de cette conférence de presse.

Ce central syndical avait déposé un mémorandum au gouvernement en date du 1er août dernier. Dans ce mémorandum, le STD a listé des points de revendications qui touchent la vie des travailleurs. Les principaux points sont : l’augmentation de salaire des fonctionnaires et agents de l’état à 40%; la validation du statut particulier des enseignants du fondamentales 1 et 2 ; l’intégration de Centrale Syndicale au sein du Cadre Permanent de Concertation et de Négociation (CPCN) ; la revalorisation des pensions ; la régularisation de la pénurie des carburants ; la participation de toutes les centrales à l’opération de contrôle physique des agents et fonctionnaires de l’Etat ; la cherté de la vie qui affecte les agents et fonctionnaires de l’Etat; l’épuration des arriérés de salaire des régimes passés.

Innocent Kereguele donne encore plus de précisions : « la date du 13 août montre notre indépendance. Nous voulons montrer la galère, la misère, les conditions des vies des travailleurs Centrafricains qui continuent de souffrir. Nous crions toujours mais nos voies ne sont jamais écoutées ».

Le syndicat des travailleurs comme défenseur des travailleurs, met beaucoup les points sur les arriérés de salaire des enseignants des régimes déchus que le gouvernement a déjà commencé à payer  et donc 7 mois restent à payer. Les enseignants ont une indemnité de 5.000 mille mais la revalorisation pose toujours problème depuis plusieurs années. « Ces enseignants n’arrivent pas à gérer leurs salaires pendant un mois parce que le salaire ne répond pas à la réalité quotidienne de l’heure. On ne peut pas trouver une maison à 5000 mille dans ce pays où nous vivons », regrette Innocent Kereguele, secrétaire général de STD.

« Tout est chair, tout est augmenté, mais sauf le salaire qui est resté statique. Pourquoi le salaire reste statique du moment où on a tout changé ? Même le savon a augmenté. Mais pourquoi pas le salaire? Parler de l’augmentation des salaires des fonctionnaires c’est un problème, alors qu’il fallait qu’on nous augmente. Il fallait qu’on nous trouve une solution du moment où tout est en hausse. Donc, qu’on nous augmente aussi », a-t-il déclaré.

Ce mouvement syndical considère que le silence du gouvernement est un mépris. Des actions seront menées dans les jours à venir afin d’obtenir les résultats escomptés.

Les revendications de ce mouvement syndical interviennent à un mois de la rentrée scolaire.

Dorcas Bangui Yabanga