A 14 ans, Nina (nom d’emprunt) a subit un cas de viol proche de Mobaye dans la Basse-Kotto il y’a quelques mois par un homme qui est resté jusqu’à ce jour inconnu. Mais, Nina se remet grâce à l’appui de ses parents et surtout de l’ONG Clira qui intervient dans la région avec l’appui de l’UNFPA pour lutter contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), sur financement du Gouvernement du Danemark.

Il n’est pas toujours facile de se souvenir du drame qui est arrivé mais Nina se rappelle du soutien de ses proches, dans la discrétion totale jusqu’à l’hôpital où elle a reçu une prise en charge médicale appropriée et d’appui psychologique de l’ONG Clira.

Nina, âgée de 14 ans est en classe de CE1. Visiblement soulagée et souriante devant notre micro qu’elle découvre pour la première fois après un travail de mise en confiance, Nina porte des ambitions après ses études : Devenir Sage-Femme pour aider les femmes à mieux donner naissance à leurs bébés et créer une organisation pour la défense des droits des enfants et des femmes victimes des cas des VBG dans son ensemble.

Même si elle ne sait pas encore comment le faire et avec quel moyen on le fait, elle compte toutefois sur ses parents pour l’aider à atteindre ses objectifs. Désormais, le viol n’est que le passé même si l’auteur n’est pas connu. « L’essentiel pour elle c’est de tourner définitivement la page et de courir vers ses objectifs. Nous serons toujours à ses côtés pour l’aider à l’en sortir », a fait savoir un membre de sa famille, qui l’accompagne ce 2 décembre 2020 pour prendre un kit de dignité offert par l’UNFPA et faire son suivi psychologique.

La préfecture de la Basse-Kotto reste l’une des préfectures où les cas des VBG sont fréquents mais qui ne dispose pas encore des structures capables d’assurer la prise en charge holistique. Le phénomène de viol touche le plus souvent les filles de 13 à 16 ans comme nous a fait savoir les services hospitaliers dans la région.

Fridolin Ngoulou