Réhabilitée il y a seulement quelques mois pour améliorer la circulation et faciliter les déplacements des habitants des quartiers Yassimandji et Gbakondja, dans le 5e  arrondissement de Bangui, cette route de la capitale présente déjà des signes visibles de dégradation. Des fissures apparaissent sur la chaussée, tandis que plusieurs nids-de-poule se forment progressivement. Les usagers s’inquiète.

Dans le quartier, les riverains constatent chaque jour l’évolution de ces détériorations. Pour eux, la situation risque de s’aggraver si aucune intervention n’est rapidement engagée.

« Nous étions très contents lorsque cette route a été réhabilitée. Aujourd’hui, nous sommes déçus de voir qu’elle commence déjà à se dégrader. Nous craignons qu’elle redevienne impraticable comme avant », témoigne Ngodi Reine, une habitante du quartier.

Les conducteurs de moto sont également préoccupés. Selon eux, les irrégularités de la chaussée compliquent déjà la circulation et augmentent les risques d’accident.

« Nous empruntons cette route tous les jours. Les fissures et les nids-de-poule nous obligent à ralentir brusquement ou à contourner certains endroits. Cela devient dangereux, surtout pendant la saison des pluies », explique Benam Alain, conducteur de moto.

Gilberte Donabel, une autre riveraine, estime qu’une vérification de l’ouvrage s’impose. « Les autorités compétentes devraient venir constater l’état de cette route afin de prévenir une dégradation plus importante. Une intervention précoce coûterait certainement moins cher qu’une nouvelle réhabilitation », a-t-elle affirmé.

Les commerçants installés le long de cette voie suivent également la situation avec attention. « Cette route est très fréquentée. Si elle continue de se dégrader, cela risque de perturber la circulation et de décourager certains clients de venir jusqu’ici », confie Eustache Nikoi, un commerçant.

Face à cette situation, plusieurs habitants appellent les autorités compétentes à évaluer l’état de cette infrastructure et, si nécessaire, à prendre les mesures appropriées. Au moment de la rédaction de cet article, aucune réaction officielle des services concernés ou de l’entreprise ayant exécuté les travaux n’avait été obtenue.

Charlemagne Nzembe