Après la nomination du nouveau Premier ministre Henri-Marie Dondra, les yeux sont tournés vers la composition du gouvernement qui devra répondre aux préoccupations de la population.

Le prochain gouvernement sera le premier après le processus électoral en phase de finition. Donc, plusieurs enjeux sont en prendre en compte pour  que le début du 2em mandat du président Touadera ne se bute pas à une nouvelle crise sur les nombreuses que le pays fait face depuis fin 2020.

Beaucoup d’observateurs de la vie politique souhaitent une forte représentativité des jeunes et des femmes, qui doivent amorcer  véritablement le processus du renouvèlement de la classe politique dont le logiciel est hors d’usage et a besoin d’une mise à jour.

L’engagement des jeunes auprès des autorités actuelles pour la réussite des élections et la résistance aux groupes armés est un signal fort pour une prise de conscience que la Centrafrique a besoin de vivre en paix afin de se lancer visiblement dans son développement.

La participation des rebelles est à bannir définitivement dans le prochain gouvernement et même tous ceux qui ont des soucis avec la justice pour diverses questions dont détournement des biens de l’Etat.

Le prochain gouvernement ne doit pas faire le nid aux prédateurs et aux ministres affairistes qui n’ont autres objectif que de s’enrichir illégalement sur les dos des Centrafricain.  Mais, il doit être composé des techniciens de chaque département ministériel ainsi que des technocrates.

Le président Touadera et son Premier ministre Henri-Marie Dondra, en donnant un signal fort au peuple sont attendus au pied du mur dans les jours qui suivent pour composer un gouvernement soucieux d’amorcer le développement réel de ce pays.

Ce gouvernement verra le jour dans un contexte où le pays fait face à une crise économique sans précédente, une crise née après la crise sécuritaire dans le pays.

Le pays est à reconquérir totalement, l’armée est à renforcer et à doter des moyens logistiques, la diplomatie est à renforcer et à soigner, pas celle de rue que le pays connait depuis quelques années, la justice doit être équitable et la Cour Pénale Spéciale, cette juridiction qui devient budgétivore doit enfin démarrer ses premiers procès. En effet, les attentes sont grandes pour voir le décollage économique du pays dans la paix.

Issa Younous