Centrafrique : Grève des agents de la police
municipale à Bangui
La police municipale était entrée en grève lundi dernier pour revendiquer l’intégration dans la fonction publique après 5 ans de stages et le paiement des d’indemnités des quatre mois d’arriéré de salaire. Cette grève prévue pour trois jours a été perturbée par la police nationale.
Très tôt le lundi 28 août 2023, à 5 heures du matin, tous les policiers de la municipalité de la ville de de Bangui dans leur uniforme avec sifflet en main, revendiquent leurs intégrations dans la fonction publique et le paiement des arriérés de leurs indemnités de quatre mois. Le portail barricadé avec des branches de feuilles de mangue en y mettant sur une pancarte : « Nous voulons notre intégration, 5 ans de stage trop c’est trop ».
Nicodème Batenenioua, l’un des grévistes s’est expliqué : « Nous sommes en grève aujourd’hui parce qu’il y a de cela 5 ans que la mairie nous a recrutés et jusqu’à lors, nous ne sommes pas encore intégrés. Nous demandons notre intégration en plus de nos quatre mois d’indemnités de salaires ».
Il a poursuivi en disant qu’ils ont fait un préavis de grève qu’ils ont déposé au cabinet du maire et dans certains ministères : « Nous leur avions donné 72 heures dans notre préavis de grève pour qu’ils puissent palier à notre situation, mais ils ne nous ont pas répondu favorablement, c’est pour cela que nous sommes rentrés en grève de trois jours ».
Cette position, met en difficulté certaines personnes qui sont parties légalisées leur actes de naissance. Tel est le cas de Patrice Kangouyen : « Je suis venu l’égaliser mon acte de naissance pour faire ma carte d’identité, mais face à la situation, je ne sais quoi faire. Ils réclament leurs droits, je n’ai rien à contredire, mais je demande au gouvernement de trouver une meilleure entente pour que les services reprennent ».
Cette grève n’a pas prospéré car, avec la complicité de la Directrice de la police municipale, la police nationale a usé de force pour libérer les entrées.
La mairie de Bangui est plombée par des accusations de détournement ainsi que des malversations financières, alors que le personnel n’est pas payé depuis plusieurs mois.
Milca Bissidi

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