Depuis des décennies, les populations centrafricaines vivent dans des conditions déplorables tant à Bangui, la capitale, que dans les villes de provinces. Après 62 ans d’indépendance, certains fonctionnaires et agents de l’Etat se trouvent encore dans des abris indécents. L’élaboration d’un document de politique nationale de protection sociale relève d’une importance capitale pour le bien-être social du peuple. Ce document devrait servir de base pour permettre au gouvernement de mener des actions plus efficaces au profit de la population.

Pour créer des conditions de vie adaptées à l’heure de mondialisation pour son peuple, le gouvernement centrafricain veut se doter d’une politique nationale de protection sociale, afin de mettre la population dans une condition de vie propice. Pour élaborer ce document, le gouvernement avait mis en place des comités sectoriels regroupant les différents départements ministériels, les  institutions et services de l’Etat y compris les partenaires au développement œuvrant dans le cadre de la protection sociale, chargé de réaliser ce travail. Ceux du comité de coordination du secteur protection sociale et filets sociaux se sont réunis ce mercredi 13 juillet, pour adopter les axes stratégiques devant servir de base à ce document.

En effet, ce comité sectoriel a été mis en place par un arrêté du premier ministre, chef du gouvernement. L’objectif est de : créer des synergies au sein des départements ministériels pour pouvoir définir et orienter les politiques dans le secteur et de mobiliser des ressources dans le cadre du plan national de relèvement et de consolidation de la paix en RCA (RCPCA). Le gouvernement a voulu inciter ce comité sectoriel à identifier les projets qui sont déjà mis en œuvres, les quantifiés et voir le gap que ce secteur peut aller mobiliser dans le cadre du RCPCA.

Lors de cette réunion, le document de politique nationale de protection sociale en cours d’élaboration a été présenté à l’assistance. Selon Annie Michelle Mouanga, ministre du travail, de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle, le comité sectoriel de la protection sociale et des filets sociaux doit travailler en synergie ensemble avec les parties prenantes afin de mobiliser de ressources et d’avoir une cartographie d’actions menées par chaque département ministériel pour mener des actions plus efficaces pour répondre aux préoccupations de la population. « Les contributions recueillies vont permettre de au secrétariat technique dudit comité d’enrichir le travail déjà fait et finaliser le document. Des programmes conjoints des axes  stratégiques seront mis en place pour opérationnaliser ce document. Le rôle des acteurs de mise en œuvre sera défini », a conclu Annie Michelle Mouanga.

Le comité de coordination du secteur protection sociale et filets sociaux regroupe 7 ministères : ministère en charge de l’action humanitaire, ministère de la promotion de la famille, ministère de la santé publique, ministère de l’enseignement primaire et secondaire, ministère de l’enseignement supérieur et le ministère en charge de la protection sociale.

Pétrus Namkoina