C’est dans une première note déclarative de ladite organisation qu’un appel a été lancé aux centrafricains défendant la nouvelle constitution comme étant la « vraie source de liberté » de ce pays et son peuple de disposer d’une loi fondamentale écrite en toute liberté. Cette déclaration est signée au nom de Monsieur Amokoin Eba Jean de nationalité ivoirienne qui d’ailleurs a tenu une conférence de presse le 22 juillet pour la cause.
« La Diaspora Africaine en Europe et le Groupe Agir Europe Afrique qui suivent avec une attention toute particulière l’actualité politique dans cet important pays de l’Afrique Centrale, tient à donner sa lecture de cette situation. S’agissant du projet de référendum constitutionnel, il est important de rappeler avant d’aller plus loin, que c’est le 13 Décembre 2015 que l’actuelle constitution en vigueur en Centrafrique a été votée sous la Présidente de la République par intérim, Madame Catherine SAMBA -PANZA alors à la tête du Comité de Transition. Contrairement aux usages, cette constitution de 2015 avait pour principal objectif de conduire le pays vers des élections démocratiques pour le transfert du pouvoir aux civils ; avec le choix d’un Président de la République élu par le peuple. Au sortir de cette transition et des élections présidentielles, le Président de la République avait donc la responsabilité de redorer l’image de la Centrafrique, redonner confiance aux partenaires extérieurs, s’attaquer aux questions urgentes vitales de ses concitoyens, permettre aux Centrafricains eux-mêmes de croire de nouveau en leur pays et de doter ce pays d’une constitution qui émane du peuple, seul détenteur et dépositaire de la souveraineté et à éditer ce texte de loi fondamentale », ont défendu le Groupe Agir Europe Afrique et la Mission de la diaspora africaine dans leur note déclarative.
D’après ces deux organisations, avoir une nouvelle constitution pour le pays n’est pas synonyme pour le président de la République de briguer un troisième mandat. C’est donc une fausse affaire de penser à cela. Elles évoquent plutôt le fait que ce dernier veut simplement contribuer au développement de son pays en le ramenant sur de bons rails. Et lance un appel d’appariement à toutes les parties prenantes pour la paix et le calme et aux médias de diffuser des informations vraies pour permettre au pays de garder son élan pacifique.
« Aujourd’hui, l’initiative du référendum constitutionnel qui est la manifestation la plus achevée de la souveraineté d’un peuple et qui devrait pour cela bénéficier du soutien de toutes les Centrafricaines, tous les Centrafricains et des peuples frères de la Centrafrique, semble être, contre toute attente, dénigrée, attaquée, vilipendée, diabolisée et rejetée par une partie des Centrafricains tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ce pays. Ainsi la Diaspora Africaine en Europe et le Groupe Agir Europe Afrique exhorte les différents partis politiques à lancer un appel à l’apaisement et à la non-violence à l’endroit de leurs militants et sympathisants afin de considérablement désarmer les esprits et contribuer à rétablir cette atmosphère calme et conviviale qui a toujours prévalu en Centrafrique. Nous voudrions à ce niveau exhorter la grande famille de la presse nationale et internationale, à constituer le relais d’informations justes, vraies et pacifiques, sans fanatisme, ni passion pour participer à la consolidation de la paix, de la non-violence et de la tolérance », peut-on lire dans la déclaration.
Même si beaucoup de têtes s’oppose jusque-là à ce projet, les partisans c’est -à-dire ceux qui sont déjà partant pour la nouvelle loi continuent de battre campagne pour le « oui » excepté de quelques personnalités politiques comme Joseph Bendounga et consoles qui protestent officiellement. Étant donné que la campagne semble être timide du côté des partisans du NON, le Groupe Agir Europe Afrique et la diaspora africaine en Europe s’engagent selon eux aux côtés du peuple et décident de faire une tournée d’information pour permettre aux centrafricains d’adhérer à cette vision de doter la Centrafrique d’une nouvelle loi fondamentale.
Belvia Espérance Refeïbona

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