La filière coton reprend assurément vie en République centrafricaine avec le lancement ce mois de janvier 2022 de la campagne de commercialisation du coton dans les cinq régions cotonnières du pays.

Le lancement est fait cette semaine dans la ville de Bossangoa, capitale centrafricaine du coton, par le ministre de l’Agriculture et du Développement Durable, Éric Rokosse-Kamot.

Pour cette campagne, la particularité réside dans le paiement à terme échu de la compagne doublé du paiement de la graine du coton dès la récolte.

Ce procédé vise à faciliter le fonctionnement des groupements d’intérêts ruraux et des coopératives de la filière coton suivant la vision du Président Faustin Archange Touadera d’améliorer les conditions de vie et de travail des cotonculteurs nationaux. 

En perspective, il urge de, non seulement, parvenir de nouveau à l’exportation du coton centrafricain mais de surpasser la production du passée.

Pour joindre l’utile à l’agréable, le gouvernement centrafricain a fait don des intrants agricoles aux cotonculteurs nationaux pour la fertilisation des terres, gage d’un bon rendement.

En effet, l’Assemblée nationale centrafricaine a voté en juillet 2019 la loi portant création de l’Office national du coton pour relancer la filière impactée par les crises militaro-politiques.

Aujourd’hui, au prix de l’effort, les dirigeants centrafricains en place on réussit à relancer ce secteur agricole stratégique.

Il convient de rappeler que le coton a été introduit en République centrafricaine en 1925 par les colons. Cette culture demeure la principale activité économique de la ville de Bossangoa et des communes de la préfecture de l’Ouham.

Avant la dernière grand crise, la production annuelle du coton destinée à l’exportation avoisine les 100.000 tonnes.

Source : ACAR