À l’occasion d’une journée porte ouverte organisée à son siège, la Coordination nationale du Comité national de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme (CNLS) a réaffirmé son engagement à protéger les acquis et à renforcer la riposte face au VIH, dans un contexte marqué par des défis persistants mais aussi par des avancées notables.
La Coordination nationale du Comité national de lutte contre le VIH et le SIDA, la tuberculose et le paludisme a organisé ce jeudi 29 janvier 2026, une journée porte ouverte à son siège. Placée sous le thème international « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA », cette activité s’inscrit dans la continuité du slogan national « Protégeons les acquis et avançons », rappelant l’urgence de consolider les progrès réalisés tout en innovant face aux nouveaux défis.
La cérémonie a débuté par le mot de bienvenue du modérateur, qui a souhaité la cordiale bienvenue aux autorités, partenaires techniques et financiers, acteurs de la société civile, professionnels de santé, activistes et invités présents. Il a souligné l’importance de ces journées portes ouvertes comme cadre de dialogue, de transparence et de partage d’expériences dans la lutte contre le VIH/SIDA.
Retour sur l’histoire d’un combat mondial
Prenant la parole, le Docteur Massanga a retracé l’historique des Journées mondiales de lutte contre le VIH/SIDA, mettant en lumière la montée en puissance progressive des stratégies de prévention, de prise en charge et de plaidoyer. Il a rappelé que, malgré les avancées scientifiques et communautaires, le VIH demeure un enjeu majeur de santé publique, nécessitant une mobilisation constante et collective pour freiner durablement l’évolution de la maladie.
À l’issue de cette présentation historique, un moment fort et hautement symbolique a marqué l’assistance : l’attachement des foulards des héros de la lutte autour du cou de plusieurs activistes. Ce geste de reconnaissance a salué les efforts, le courage et l’engagement de celles et ceux qui œuvrent au quotidien pour la prévention, l’accompagnement et la défense des droits des personnes vivant avec le VIH.
Le ministre d’État, Wilibiro Sako, a ensuite prononcé le mot de circonstance. Dans son allocution, il a chaleureusement félicité l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le VIH/SIDA, soulignant que leurs efforts conjoints ont permis de sauver des vies et de renforcer la résilience du système de santé. Il a insisté sur la nécessité de maintenir les financements, d’améliorer l’accès aux soins et de lutter contre la stigmatisation, qui demeure un frein majeur à la riposte.
La cérémonie s’est poursuivie par une visite guidée des locaux du CNLS. Les participants ont notamment découvert la sublime salle de conférence, symbole de l’ouverture institutionnelle et de la volonté de faire du dialogue un pilier central de la lutte contre les pandémies.
Un témoignage poignant et porteur d’espoir
Moment d’émotion intense, le témoignage de Salomon Miangué, une personne vivant avec l’histoire du VIH, a profondément marqué l’auditoire. Né d’une mère infectée par le VIH, il a affirmé ne pas être malade et mener sa vie malgré les réalités sociales liées à cette situation. Un message fort, porteur d’espoir, illustrant les progrès de la prévention de la transmission mère-enfant et l’importance de l’accompagnement psychosocial.
Des chiffres qui interpellent
En République centrafricaine, les données récentes révèlent que la prévalence du VIH, de la syphilis et des hépatites B et C chez les personnes en situation de handicap à Bangui s’établit à :
2,8 % pour le VIH, 1,4 % pour la syphilis, 4,5 % pour les hépatites B et C
Pour l’année 2024, le CNLS a enregistré : 4 000 nouvelles infections au VIH, 2 700 décès liés au VIH
Environ 100 000 personnes vivant avec le VIH en Centrafrique. Une réalité mondiale toujours préoccupante À l’échelle mondiale, les chiffres rappellent l’ampleur de la pandémie : 40,8 millions de personnes vivent avec le VIH, 1,3 million de nouvelles infections ont été enregistrées, 31,6 millions de personnes avaient accès à une thérapie antirétrovirale en 2024, 91,4 millions de personnes sont recensées comme infectées par le VIH en 2024.
Protéger les acquis, avancer ensemble
Cette journée porte ouverte du CNLS a permis de renforcer la sensibilisation, de valoriser les acteurs de terrain et de rappeler que la lutte contre le VIH/SIDA est un combat de longue haleine. Surmonter les perturbations, qu’elles soient sanitaires, sociales ou économiques, reste une condition essentielle pour transformer durablement la riposte et bâtir un avenir où le VIH ne sera plus une menace, mais un défi maîtrisé.
Charlemagne Nzembe

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