Réunis à Bangui du 12 au 13 mars 2026, les acteurs du monde académique, les membres du gouvernement et les partenaires techniques et financiers ont examiné le document de politique sectorielle de l’enseignement supérieur en vue de sa validation. Une étape stratégique pour doter la République centrafricaine d’un cadre de référence solide afin de moderniser l’université, renforcer la recherche scientifique et promouvoir l’innovation technologique.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet d’assistance technique au Ministère de l’Enseignement Supérieur, mis en œuvre avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne. L’objectif est de finaliser et d’adopter ce document stratégique destiné à orienter le développement du secteur de l’enseignement supérieur en République centrafricaine pour les années à venir.
Dans son discours d’ouverture, le Pr Jean-Laurent Syssa-Magale, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique a souligné l’importance de ce processus de validation pour l’avenir du système universitaire centrafricain.
« La validation de ce document constitue une étape essentielle pour doter notre pays d’une politique claire et cohérente en matière d’enseignement supérieur, de recherche scientifique et d’innovation technologique. Il s’agit d’un outil stratégique qui permettra de mieux orienter les réformes et d’adapter notre système universitaire aux exigences du développement national et aux standards internationaux », a-t-il déclaré.
Poursuivant, le ministre a insisté sur le rôle fondamental que doit jouer l’université dans la transformation économique et sociale du pays. « L’enseignement supérieur doit être un véritable moteur de développement. Nous devons former des cadres compétents, encourager la recherche scientifique et promouvoir l’innovation afin d’apporter des solutions concrètes aux défis auxquels notre pays est confronté », a-t-il ajouté.
Durant ces deux jours de travaux, les participants, composés de responsables institutionnels, d’universitaires, d’experts, de représentants des ministères sectoriels et de partenaires techniques et financiers, auront pour mission d’examiner et d’enrichir les différentes composantes du document.
Les discussions porteront notamment sur le diagnostic du secteur de l’enseignement supérieur en Centrafrique, l’analyse de la situation actuelle, la définition d’une politique nationale en matière d’enseignement supérieur, de recherche scientifique et d’innovation technologique, ainsi que le cadre institutionnel et opérationnel de mise en œuvre de cette politique.
Pour les autorités centrafricaines, la validation de ce document constitue une étape déterminante dans la structuration et la modernisation du système universitaire, dans un contexte où le pays ambitionne de renforcer la qualité de la formation supérieure, d’améliorer la gouvernance des institutions universitaires et de promouvoir la recherche scientifique comme levier de développement.
À terme, cette politique sectorielle devrait permettre de mieux adapter les formations aux besoins du marché du travail, de renforcer les capacités des établissements d’enseignement supérieur et d’encourager l’innovation technologique, autant d’éléments jugés indispensables pour accompagner le développement durable de la République centrafricaine.
Charlemagne Nzembe

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