Cinq enfants sur une vingtaine ont été primés à l’issu d’un concours de dessin organisé par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR), à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale du réfugié autour du thème : « Espoir loin de chez soi ».
La Journée mondiale du réfugié est établie par les Nations Unies afin de rendre hommage aux réfugiés à travers le monde entier. Cette journée internationale a lieu chaque année le 20 juin. Elle met en lumière la persévérance et le courage des personnes qui ont été contraintes de fuir leur pays d’origine pour échapper au conflit ou à la persécution.
Cette journée commémorative a été marquée cette année en Centrafrique par une grande rencontre sportive avec les réfugiés; un événement autour de leurs nombreux talents et l’importance de l’inclusion par le travail ; des discussions avec les leaders communautaires afin que respect et tolérance ne soient pas de vains mots ; enfin, cette activité avec des enfants réfugiés, qui ont dessiné ce qui à leurs yeux représente le mieux l’espoir loin de chez eux.
Après un coaching d’un moniteur et le concours de dessin qui a lieu lundi 19 juin dans la salle de conférence du HCR, cinq meilleurs ont été récompensés mardi 20 juin 2023 lors de la cérémonie commémorative de la journée, à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), en présence des représentants du gouvernement, des membres du corps diplomatique et de nombreux réfugiés qui sont venus célébrer ce moment historique de leurs vies.
Par ordre de mérite, ils se classent comme suit : 1er DIBWE Christopher, 2e SONE Nilson ; 3e YALEBANDA Helena ; 4e UWAYO Elise ; 5e Noura Mahamat Ahmat. Ils se disent heureux de représenter ce qu’ils ressentent et comprennent du thème de l’année : Espoir loin de chez soi.
Les dessins réalisés portent des messages de paix et de la tolérance et surtout l’espoir de vivre cette paix chez soi, notamment dans son pays d’origine. Malgré les différentes représentations faites à travers les dessins, le message central porte sur l’espoir qu’ils ont à vivre loin de leurs terres. Mais aussi, des messages qui doivent conduire à l’arrêt des violences dans le monde pour qu’il n’ait plus des réfugiés.
31.000 réfugiés vivent en Centrafrique
En effet, depuis le 15 avril, le gouvernement et les acteurs humanitaires dont le HCR suivent avec inquiétude la situation au Soudan, où les violences ont déjà forcé près d’un demi-million de personnes à fuir dans toute la région, et dont plus de 15 000 sont venues trouver refuge en Centrafrique.
« Parmi elles, nous avons dénombré 10 368 demandeurs d’asile soudanais et 4 700 citoyens centrafricains qui se trouvaient dans le camp de réfugié de Mashaga. Nos regards se portent aussi sur la situation à la frontière avec le Tchad, où les chiffres des arrivées ne cessent de croître, et sur les nombreuses situations d’urgence auxquelles doit faire face le pays, impacté par des déplacements internes et de retour de grande ampleur », a fait remarquer le représentant du HCR en Centrafrique, Fafa Olivier Attidzah.
La RCA compte aujourd’hui plus de 31 000 réfugiés en provenance des pays limitrophes. « Nous vous félicitons pour avoir depuis longtemps accepté d’accueillir celles et ceux qui fuient la violence.
Comme l’ont encore démontré les événements récents, le pays continue de faire preuve d’une grande générosité », a ajouté le représentant.
Ces réfugiés, se souviennent des moments difficiles qu’ils ont traversés tout en regrettant encore des cas de discrimination dans la société. Avec une carte de réfugié, il est toujours difficile de trouver du travail et de jouir de ses droits. C’est ce qui ressort dans une représentation théâtrale.
Aujourd’hui, plus de 110 millions de personnes sont déplacées par les violences à travers le monde. Un chiffre qui a plus que doublé au cours de la dernière décennie. Parmi ces personnes, une majorité, à savoir 62,5 millions, sont déplacées dans leur propre pays. 35,3 millions ont quant à elle été contraintes de traverser une frontière pour trouver la sécurité ; et 41% de ces dernières sont des enfants. Des citoyens de demain, qui n’ont parfois jamais connu d’autre vie que l’exil.
C’est pourquoi à travers les dessins, les enfants ont exprimé leurs vœux pour la paix favorise leur retour et celui des millions d’autres enfants qui vivent hors de chez eux.
Fridolin Ngoulou

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