Le ministère de la Santé publique et de la Population, accompagné de ses partenaires et des représentants de plusieurs pays de la sous-région, a effectué une visite de terrain à Mongoumba, le 16 août 2026, dans le cadre du renforcement de la préparation et de la riposte face aux maladies à haut risque.
Cette mission vise notamment à apprécier les capacités locales de surveillance, de détection précoce et de prise en charge d’éventuels cas de maladies à potentiel épidémique. Elle permet également aux autorités sanitaires et à leurs partenaires d’identifier les besoins prioritaires et de renforcer la coordination entre les différents acteurs.
À Mongoumba, la délégation s’est rendue sur plusieurs sites afin de s’imprégner des réalités du terrain et d’échanger avec les autorités locales ainsi qu’avec les personnels de santé. Les discussions ont porté sur les mécanismes d’alerte, la surveillance épidémiologique, la disponibilité des équipements et les moyens nécessaires pour assurer une réponse rapide en cas d’apparition d’une maladie à haut risque.
La présence des représentants des pays de la sous-région témoigne également de l’importance accordée à la coopération transfrontalière dans la lutte contre les épidémies. La circulation des personnes et les échanges entre les zones frontalières nécessitent, en effet, une surveillance coordonnée et une circulation rapide de l’information sanitaire.
Le Dr Mohamed Yakub Janabi, directeur régional de l’OMS Afrique, explique : « Je tiens tout d’abord à remercier les autorités sanitaires centrafricaines et les représentants des cinq (5) autres pays. Nous sommes venus ici pour voir l’état de la préparation des trois (3) pays de manière à répondre à une éventuelle épidémie d’Ebola. J’insiste : ici, en République centrafricaine, il n’y a pas d’Ebola. Nous sommes dans une préparation de réponse à Ebola. Par ailleurs, les pays doivent se préparer avant qu’un cas survienne. Tel est le cas de l’Ouganda, qui s’est préparé en amont avant qu’un cas n’arrive dans son pays. »
« Certes, les contextes sont différents, mais la préparation à répondre aux urgences est importante, de manière à ce que, lorsqu’une épidémie survient, les conditions soient réunies pour y répondre rapidement. Je finis mon interview en remerciant les populations locales qui avaient prévu une danse pour moi, mais malheureusement, le temps qui m’est imparti ne me le permet pas », conclut-il.
Pour le représentant du ministre de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC), le secrétaire général Dr Body Robert Ilonga, « Je tiens d’abord à remercier le ministre qui nous a donné cette opportunité de venir voir la réalité sur le terrain. La République centrafricaine et les deux Congo sont comme un même pays, il n’y a que la rivière qui nous sépare. Nous devons tous être solidaires, collaborer pour que nous puissions partager les informations. Je suis vraiment ravi de voir le laboratoire qui a été mis ici, de grande qualité sous la menace de la COVID, et qui répond également aux besoins des populations congolaises dans le diagnostic de leurs examens. C’est une très bonne chose. On va continuer à travailler de manière synergique pour améliorer les conditions de santé de nos populations », mentionne-t-il.
Le responsable sanitaire de la République centrafricaine, le Dr Pierre Somsé, ajoute : « Je suis très heureux de ce déplacement dans cette localité avec ces partenaires. Cette visite constitue une étape importante dans l’amélioration du niveau de préparation de la République centrafricaine. Elle doit permettre de consolider les acquis, de combler les insuffisances constatées et de rapprocher davantage les dispositifs de riposte des communautés. »
Rappelons qu’à travers cette mission à Mongoumba, le ministère de la Santé publique et de la Population et ses partenaires entendent ainsi renforcer l’anticipation et la capacité de réaction face à toute éventuelle menace sanitaire, dans une approche fondée sur la prévention, la collaboration et la mobilisation communautaire.
Freddy Ulrich Tanga

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