L’ancien cadre du parti KNK (Kwa Na Kwa), Christian Touaboye, a procédé au lancement officiel de son nouveau parti politique dénommé Les Refondateurs (LRF). L’événement s’est déroulé lors d’une conférence de presse organisée le 1er juin 2026 à Bangui.

À travers cette nouvelle formation politique, Christian Touaboye entend s’inscrire durablement dans le paysage politique centrafricain, avec l’ambition de contribuer à la refondation et au développement de la République centrafricaine.

Devant les professionnels des médias, les militants et plusieurs invités, il a présenté les grandes orientations de son parti. Selon lui, Les Refondateurs se veulent une force de proposition capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations, notamment dans les domaines de la gouvernance, de la paix, de la sécurité, de l’emploi des jeunes et du développement économique.

Le premier secrétaire du parti Les Refondateurs (LRF) a également souligné la nécessité d’un engagement politique fondé sur l’intérêt général, la justice sociale et la participation citoyenne. Il a appelé les Centrafricains, en particulier les jeunes, à s’impliquer davantage dans la vie publique afin de contribuer à la construction d’un pays stable et prospère.

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour montrer à l’ensemble de la population, y compris à la diaspora, qu’un nouveau parti politique vient de naître. Nous sommes ici pour lancer officiellement notre parti et parler des préoccupations qui touchent le peuple centrafricain. La vision du parti est celle d’un mouvement nationaliste de gauche », a déclaré Christian Touaboye.

Poursuivant son intervention, il a estimé que « le principal souci aujourd’hui est la cristallisation et la crispation de la classe politique. Il faut revenir à la base et repenser la manière de faire la politique. Nous constatons qu’il y a des choses à changer, mais cela ne doit pas se faire par la force ou par des coups d’État. Il est temps de voir les choses autrement et de placer le Centrafricain et la Centrafricaine au cœur du jeu politique ».

Abordant les défis auxquels le pays est confronté, il a ajouté : « Le problème que nous avons dans ce pays n’est pas seulement politique ni lié aux compétences. Nous estimons qu’il existe également des défis liés à l’influence des acteurs étrangers dans plusieurs secteurs. C’est ce qui nous pousse à dire qu’il est temps pour le peuple centrafricain de reprendre en main la destinée de son pays pour son épanouissement. »

Cette annonce marque l’arrivée d’un nouvel acteur sur la scène politique nationale, dans un contexte où plusieurs formations politiques cherchent à renforcer leur présence et à mobiliser les citoyens autour de leurs projets de société.

Freddy Ulrich Tanga