Au marché combattant situé dans le 8ème arrondissement de Bangui sur l’avenue des martyrs, les commerçants et les habitants de cette localité se plaignent au micro de l’Oubangui Medias sur les conditions géographiques et dégradation pendant la période pluvieuse. Ce Mercredi 13 septembre, Oubangui Medias a fait le tour du marché.
Le marché Combattant est situé à proximité de l’Aéroport Bangui M’Poko. Depuis l’aéroport, tout passe par ce marché pour atteindre les autres points stratégiques de la capitale. Même si la route a été bien refaite, les conditions d’hygiène restent un sérieux problème.
Anastasie Doka, vendeuse des légumes au marché combattant pointe du doigt la mauvaise gestion et l’irresponsabilité de la mairie : « Nous payons 500 FCFA de loyer chaque fin du mois et 100 FCFA de tickets par jour à la mairie, mais nous ne savons pas vraiment ce que la mairie fait avec tout l’argent qu’elle encaisse. Normalement, la mairie doit nous aider à mettre la propreté dans le marché surtout pendant la saison pluvieuse. Regardez vous-même comment nous sommes inondés par les eaux de pluie et les saletés derrière nous. Juste ici, il y a une poubelle remplie d4ordures et cela donne une odeur nauséabonde. Les ordures vont jusqu’à que la grande voie qui conduit à l’aéroport et cela ne donne pas une bonne impression. Il faut que le gouvernement veille sur cet aspect », a-t-elle fait observer.
De son côté, Prince Saint Cyr Pakouzou vendeur de l’huile au marché combattant s’inquiète de leur situation sanitaire et expose l’inquiétude de leurs clients : « Nous sommes envahis par les saletés qui peuvent nuire à notre santé. Les clients ont souvent tendance à fuir le marché pendant la saison pluvieuse à cause des boues et des saletés. Nous rencontrons beaucoup de problèmes ici pendant la saison pluvieuse ». a-t-il fait mention.
Une vendeuse de tomate qui n’a pas décliné son identité appelle le Président de la République à l’aide : « Le marché est vraiment sal pendant la saison pluvieuse. Nous demandons au Président de jeter un coup d’œil sur nous, les clients disent qu’ils ne peuvent pas venir au marché combattant parce que le marché est sal ».
Cette situation ne laisse pas indifférent Simplice vendeur de chaussures. Il affirme que la mairie ne fait pas son travail : « Je pense que la poubelle devait être derrière le marché et non ici devant sur le goudron, ce n’est pas normale. Les différentes personnalités passent ici sur ce goudron, d’ailleurs ce sont même les gens de la mairie qui ont commencé de jeter les ordures sur ce goudron, moi je vois l’irresponsabilité de la maire à ce niveau. Donc, la mairie ne fait pas son travail ici au marché combattant », regrette-t-il.
Ras-le-bol des habitants environnements
L’environnement qui n’est pas propice à la vente des produits au marché combattant est également un facteur qui contribue à la menace sanitaire des populations environnantes. C’est ce que témoigne Pilera Yamasse, habitante du quartier combattant : « Ici à Combattant, nous avons de sérieux problèmes pendant la saison pluvieuse, parfois nous sommes envahis par la boue, les saletés, les eaux de pluie et les moustiques ce qui constituent un empêchement à la libre circulation dans le secteur et tout cela occasionne la maladie du paludisme qui gagne du terrain sur nous. Pour le marché n’en parlant pas le canal que le gouvernement a fait est trop petit et n’arrive pas à contenir les eaux pluviales raison pour laquelle nous rencontrons les cas fréquents d’inondation pendant la saison pluvieuse. Nous lançons un appel à l’endroit du gouvernement et de la mairie afin qu’ils puissent nous trouver de solutions lance-t-il.
Merveille Doussene une autre habitante du quartier combattant en témoigne en ces termes: « nous avons beaucoup de message à lancer à l’endroit du gouvernement. Il doit penser à nous ici à combattant car nous vivons difficilement pendant la saison pluvieuse. IL y a trop de boue et saletés, nos enfants tombent constamment malade par ci par là nous ne savons pas quoi faire le canal que le gouvernement a fait ne peut contenir toutes les eaux de pluie. Il faut que le gouvernement fasse quelque chose pour nous afin que nous puissions circuler librement ».
Contactée, la maire du 8e arrondissement n’a pas voulu se prononcer sur cette affaire. Mais la Secrétaire Générale de la mairie de 8e affirme pour sa part que toutes les recettes vont directement dans la caisse de la mairie centrale de Bangui qui a habilité à donner les premiers ordres.
Dieu beni Anderson KABOU

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