La culture de champignons s’impose progressivement comme une activité porteuse de revenue en République centrafricaine. À travers son initiative, la promotrice de l’entreprise Waki Group spécialisée dans la production des champignons la transformation agro-alimentaire et l’élevage, Fatimé Rékia ABBA entend faire connaître cette filière encore peu exploitée dans le pays. L’objectif de son projet est de former de nouveaux producteurs afin de développer cette filière et de favoriser l’auto-emploi tout en offrant des opportunités économiques aux jeunes et aux femmes, a-t-elle expliqué dans une interview exclusive accordée à Oubangui Médias ce 13 juillet 2026 au sein de son entreprise.
Oubangui Médias: bonjour Fatimé! Qu’est-ce qui vous a motivée à vous lancer dans la culture de champignons?
Fatimé Rékia: Le programme de champignon a commencé quand je travaillais encore à ICRA, j’ai été envoyée par le gouvernement pour formation au niveau de Chine à l’Université d’agriculture et de pisciculture de FUNSIAN. C’est là-bas que j’ai appris la culture de champignon et quand je suis rentrée, cela m’a vraiment intéressé et, j’ai commencé la production jusqu’à ce que le projet d’aide de la technologie de JUNCAO arrive à Bangui dont, je suis l’une des bénéficiaires et, j’ai été formée encore par les techniciens chinois de ce projet et, c’est comme ça qu’on a installé une petite unité qui est devenue aujourd’hui un centre de référence reconnu en Chine sur les techniques de production de champignons en Centrafrique.
Oubangui Médias: Alors, quels sont les l’objectifs principaux de ce projet pour les communautés locales ?
Fatimé Rékia: Notre objectif est d’abord de produire des champignons et ce sont des champignons communs aux communautés centrafricaines parce que chaque personne qui vient ici donne le champignon de sa langue maternelle. C’est un avantage pour nous que les gens connaissent ce champignon. Par ailleurs, notre grand objectif est de produire la semence des champignons qui est extrêmement difficile afin de mettre à la disposition des producteurs c’est-à-dire, ceux qui veulent bien produire les semences de bonnes qualités pour leur permettre de créer des unités de production des champignons chez eux.
Oubangui Médias: Pourquoi avoir choisi la culture de champignons plutôt qu’une autre activité agricole?
Fatimé Rékia: Cette culture est une activité très facile, c’est une activité que tup eux faire à côté d’autres d’activités, c’est une source de revenu supplémentaire sans affecter nos activités auxquels nous nous attelons tous les jours, c’est vraiment un avantage de pratiquer cette culture parce que, ça nous prend pas trop de temps et, c’est aussi facile pour le faire.
Oubangui Médias: Avez-vous bénéficié d’un appui de la part du gouvernement ou d’un partenaire?
Fatimé Rékia: Ce programme, je le fais sur fond propre, il n’y a pas d’accompagnement d’un autre acteur ou partenaires financier, nous le faisons sur notre fond propre. Par ailleurs, nous avions bénéficié de l’appui technique du projet d’aide de la technologie de la JUNCAO ce qui nous a permis de bien nous former mais, tous les autres activités, nous le faisons sur notre fond propre.
Oubangui Médias: Quels sont les principaux défis auxquels vous faites face dans la mise en œuvre de ce projet?
Fatimé Rékia: Le plus grand ici est celui d’énergie, aujourd’hui on a installé une unité de production de semence qui a comme source d’énergie d’électricité. Cependant, notre quartier a subi plusieurs cas de coupure ce qui ne permet pas à notre unité de bien fonctionner et, cela affecte nos productions. Or, ce sont des semences qui devraient à l’abri de 20 degré de température
Oubangui Médias: Quelles sont vos perspectives de développement à moyen et long terme ?
Fatimé Rékia: A moyen terme, c’est ce qu’on est dedans, on a une unité qui fonctionner à base d’électricité qui nous permet d’améliorer la qualité de semence. Along terme, c’est d’avoir un laboratoire de production de primaire parce que, s’ils ne sont pas faites couramment, cela va dégénérer et qui entraîne la mauvaise qualité de semence.
Oubangui Médias: Avez-vous formé des gens dans ce domaine?
Fatimé Rékia: Nous avons eu à former plusieurs personnes, certaines demandent la formation individuelle, d’autres viennent souvent de la part des églises qui sollicitent la formation. Parfois, nous lançons des programmes de formation et les gens souscrivent et participant à la formation. Une séance de formation va commencer d’ici ce 20 juillet pour trois semaines afin de permettre aux jeunes qui sont en vacances et, à toutes personnes qui désirent de se faire former.
Oubangui Médias: Fatimé Rékia, un dernier mot à l’endroit de la population
Fatimé Rékia: de nos jours, certaines personnes hésitent de manger ces champignons voire à embrasser cette culture. Je leurs ai dit, ce sont des produits de meilleures qualités et non des champignons artificielles.
Interview réalisée par Freddy Ulrich Tanga

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