Bangui la capitale centrafricaine est devenue depuis le samedi dernier la capitale du cinéma africain et afro descendant. Ceci à travers la deuxième édition du Festival « Bangui fait son cinéma » qui donnera pendant une semaine, l’occasion aux spectateurs de découvrir les valeurs artistiques et culturelles  de la Centrafrique par le 7e art. 

Comme un rêve tant attendu qui se réalise enfin, Bangui vit depuis le samedi dernier au rythme de ce grand évènement qui a regroupé les professionnels du cinéma venus d’Europe, d’Asie et d’Afrique. L’Emotion a gagné le public  qui a ovationné les deux humoristes comédiens et cinéastes ivoiriens Michel Gohou et Digbeu Cravate. Michel Gohou revient comme parrain de cette deuxième édition du festival international « Bangui fait son cinéma ». 

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée le au Complexe scolaire international Galaxy à Bangui en présence du président Faustin Archange Touadera. Elle a donné l’occasion aux spectateurs de découvrir d’autres spectacles à travers les danses traditionnelles, afro-pop et un défilé de mode si magnifique. Une cérémonie digne de son nom du fait que plusieurs centaine des centrafricains qui ont rempli la salle étaient ébahis par la beauté et la réussite des décors en termes de la levée du rideau à ce festival. 

« Nous y somme, cette année de plus, pour ce rendez-vous du donner et du recevoir. Ça y est, nous y sommes pour cette 2èm édition du Festival international des films africains et afro-descendants. C’est le grand jour aujourd’hui, qui marque ici à Bangui la belle capitale de la République centrafricaine, l’ouverture officielle de Bangui fait son cinéma », a déclaré Sylviane Gboulou, déléguée générale de Bangui fait son cinéma.

Quant à Michel Gohou et Digbeu Cravate, ils ont attesté que les centrafricains ont du potentiel en matière de cinéma et appellent les autorités nationales à soutenir les projets cinématographiques : « C’est pour la première fois que j’arrive à Bangui mais je suis vraiment émerveillé car c’est un très beau pays. Je suis disposé et disponible de revenir soutenir les cinéastes centrafricains. Mais je souhaite qu’au prochain festival, on découvre une vraie série à l’exemple Ma Famille, financée sur fonds propre de l’État. A cet effet, je demande aux gouvernement centrafricain de soutenir ce projet qui va raisonner fort à travers le monde », a souligné Digbeu Cravate.

En effet, les arts et la culture sont les éléments à travers lesquels un pays peut se faire valoir et se faire découvrir par le monde tel est l’exemple des États-Unis. Ainsi, la République Centrafricaine, longtemps connu dans le monde par les crises militaro-politiques a aussi décidé de changer les choses à travers le cinéma qui est le 7e art, l’un des éléments des arts et cultures.

« Nous savons combien de fois les arts et la culture jouent un rôle très important dans le cadre de la visibilité d’un pays. Pour ce faire, je vous donne ma parole pour soutenir ce projet. En tout cas, le Festival Bangui fait son cinéma peut compter sur le gouvernement », a déclaré le Chef de l’État Faustin Archange Touadera qui a honoré de sa présence cette cérémonie d’ouverture. Une déclaration appréciée et validée également  par la ministre Jennifer Saraeva  qui se dit prête de tout mettre en œuvre pour favoriser le développement et la promotion des arts et cultures en Centrafrique.

Le Festival Bangui fait son cinéma qui prendra fin le 28 novembre prochain est un véritable moment de donner et du recevoir sur le plan culturel. Plusieurs films seront projetés et parmi lesquels les 10 meilleurs seront sélectionnés par les membres du jury et seront primés pour encourager les producteurs et les réalisateurs.

Les projections seront faites tous les jours à partir de 14 heures au complexe scolaire Galaxy et l’entrée est totalement gratuite.

Brice Ledoux Saramalet