Le président du Parti politique Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé demande que justice soit rendue face à la création d’autre MLPC, appelé MLPC-Courant originel. Cette  demande est  faite lors d’une conférence de presse ce jeudi 10 octobre à Bangui.  

Cette réaction intervient suite à une Assemblée Générale organisée par certains membres du parti, le samedi 28 septembre 2024. Assemblée lors de laquelle un bureau politique provisoire a été mis en place. Chose que Martin Ziguélé et d’autres membres du MLPC contestent. 

Dans son propos liminaire, Martin Ziguélé a qualifié cette initiative de « ridicule et honteux ». Car, cela « ne cadre pas aux règles du MLPC ou d’une organisation politique», a dit Martin Ziguélé.  « Ce qu’ils font c’est pour chercher une place auprès du pouvoir en place à l’approche des élections locales», ajoute-t-il.

Selon le président du Bureau politique de ce parti de l’opposition, « le socle de ce conflit se trouve au niveau de la justice ». Pour ce faire, Martin Ziguélé demande que le droit soit dit. Il montre l’objectif de cette rencontre avec les professionnels de médias.   

« Nous avons entendu le 28 septembre dernier qu’une prétendue Assemblée Générale organisée par un fondateur du MLPC et a abouti à la mise en place d’un prétendu bureau politique provisoire. C’est une vaste escroquerie politique. C’est une opération illégale, menée par des personnes qui ont été régulièrement sanctionnées du parti. Et nous avons donc ténu cette conférence de presse pour donner des détails sur le fondement juridique de la marche du MLPC qui est une association politique soumise à la loi-cadre sur les partis politiques et qui fonctionne selon son statut et règlement intérieur. Nulle part dans les textes, il existe un quelconque rôle attribué à un membre fondateur. Nous sommes vraiment à l’aise parce que tous les militants savent comment ils ont élu leurs dirigeants et qui sont leurs dirigeants. Donc, personne ne peut les tromper pour ça. Ce que ces personnes cherchent, c’est de faire de la tromperie. C’est de faire croire aux gens qu’il y a une crise dans le MLPC. Mais il n’y a pas de crise dans le MLPC. Ces personnes-là cherchent à tromper la justice. Que la justice dise le droit. Le droit dit qu’un parti est une association politique qui a ses statuts et règlement intérieur. Nous sommes des citoyens nous ne demandons pas plus de ce que la loi a prévu ».

Un peu plus loin, il a montré quelques actions menées afin de ramener de l’ordre. Notamment, la saisie du Ministre de l’Administration et du territoire pour mettre un terme à la situation.

« Le MLPC pour sa part attend que justice soit rendue pour mettre un terme à l’usurpation ; à l’imposture ; à la confusion et au désordre afin que ses militants se consacrent à leur combat démocratique pour la conquête et l’exercice du pouvoir ; à l’issue d’élections justes, transparentes et inclusives », a conclu Martin Ziguélé.

Cette affaire de division au sein du MLPC ne date pas d’aujourd’hui. Si rien n’est fait, le parti risque de connaitre la même situation que traverse le parti Rassemblement démocratique centrafricain (RDC).

Déus Gracias Tchémanguéré