Réunis autour des enjeux fonciers et patrimoniaux, acteurs institutionnels, experts et partenaires techniques ont pris part à un atelier de présentation des résultats de l’étude de base sur les défis et obstacles liés à l’accès aux droits de propriété (LTP) en République centrafricaine. Une étape décisive pour améliorer la gouvernance foncière et renforcer la sécurité juridique des citoyens.
La question de l’accès aux droits de propriété demeure un défi majeur en République centrafricaine. C’est dans cette optique qu’un atelier national de restitution des résultats de l’étude de base sur les défis et obstacles liés à l’accès aux droits de propriété (LTP) a été organisé récemment dans la capitale.
Cette rencontre a réuni des représentants des ministères sectoriels, des autorités locales, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts du domaine foncier. L’objectif : partager les conclusions de l’étude, analyser les contraintes identifiées et proposer des pistes de solutions concrètes.
Des obstacles structurels et institutionnels
Selon les résultats présentés, l’accès aux droits de propriété reste entravé par plusieurs facteurs, notamment la complexité des procédures administratives, le manque d’information des populations sur les mécanismes légaux existants, la faiblesse du cadastre, ainsi que l’insuffisance des infrastructures et des ressources humaines qualifiées.
L’étude met également en lumière les difficultés spécifiques rencontrées par les femmes et les groupes vulnérables, souvent confrontés à des barrières socioculturelles limitant leur accès sécurisé à la terre et aux biens immobiliers.
Les intervenants ont souligné que la sécurisation des droits de propriété constitue un levier essentiel pour la consolidation de la paix, la prévention des conflits fonciers et la relance économique. Dans un contexte marqué par des déplacements de populations et des tensions communautaires, la clarification des droits fonciers apparaît comme une priorité nationale.
« L’amélioration de l’accès aux droits de propriété est un pilier fondamental pour la reconstruction et le développement durable », a indiqué Cyrille Ruffin YADAGBA,le Directeur Général de gestion de la réforme foncière et de l’aménagement du territoire lors des travaux.
Vers des réformes et un plan d’action
À l’issue des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles la modernisation du système cadastral, la simplification des procédures administratives, le renforcement des capacités des services techniques, ainsi que la sensibilisation des communautés sur leurs droits.
L’atelier s’inscrit dans une dynamique de réforme visant à bâtir un système foncier plus inclusif, transparent et accessible à tous. Les conclusions de l’étude devraient servir de base à l’élaboration d’un plan d’action national pour améliorer durablement l’accès aux droits de propriété en République centrafricaine.
Par cette initiative, les autorités et leurs partenaires réaffirment leur engagement à faire du droit à la propriété un vecteur de justice sociale, de stabilité et de développement économique.
Charlemagne Nzembe

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