Sur le thème « Les enseignants dont nous avons besoin pour l’éducation que nous souhaitons : l’impératif mondial de remédier à la pénurie d’enseignants » que le monde célèbre ce jour 5 octobre la journée mondiale des enseignants, édition 2023. Aura pour principal objectif de mettre au premier plan de l’agenda mondial, l’importance de stopper le déclin du nombre d’enseignants, puis de commencer à augmenter leur nombre. Pour cela, les enseignants, en Centrafrique se sentent heureux dans cette carrière ? Oubangui Medias s’est approché de ces derniers pour plus d’information.
Le 5 octobre de chaque année, le monde célèbre la journée mondiale des enseignants, afin d’encourager les enseignants à contribuer efficacement à l’éducation des enfants. Être enseignant, c’est avoir la chance unique de transformer durablement la vie des autres en contribuant à façonner un avenir durable et en favorisant l’épanouissement de chacun. D’après les recherches recueillies, pour autant, le monde est confronté à une pénurie d’enseignants sans précédent, aggravée par une dégradation de leurs conditions de travail et de leur statut.
La carrière de l’enseignement c’est un métier noble qui nécessite beaucoup de patience. Pendant 30 ans de travail de l’enseignement, Jacques Gonekra professeurs d’histoire et géographie à l’école les Enfants de l’Avenir LEDA aime son métier et continue de travailler.
Jacques Gonekra en témoigne : « nous sommes rentrés dans la carrière en tant que contractuelle en 1990. Nous avons évolué jusqu’à maintenant. Ce n’est pas facile avec les grèves qui se sont succédées, nous continuons à œuvrer dans le système éducatif. Cela fait déjà 30 ans que j’ai enseigné, mais c’est le sacerdoce, vous savez que nous faisons ce qu’on appelle un investissement à long terme et ce que nous semons, nous ne récoltons pas tout de suite, il faut attendre ».
Pour ce dernier c’est grâce aux enseignants que le pays avance. Il arrive de fois que le salaire n’est pas vite payé mais ils sont obligés de continuer à travailler. Souvent, si cela persiste, le syndicat lance un mot de grève.
Le professeur d’histoire géographie Jacques Gonekra ajoute en disant que : « C’est vrai quand vous enseigner parfois vous avez l’impression que vous êtes mal acceptés par les ordres dans la société puisque le salaire ne suffit pas mais à la longueur du temps vous allez vous rendre compte que c’est un métier noble qui mérite son appellation. Donc, cette journée c’est une journée qu’on ne peut jamais oublier. C’est grâce aux enseignants que le pays marche».
Cette célébration devrait être également l’occasion d’examiner la manière dont les systèmes éducatifs, les sociétés, les communautés et les familles manifestent leur reconnaissance et leur appréciation envers les enseignants et les soutiennent activement.
En Centrafrique, c’est une journée qui passe souvent inaperçu malgré que le pays soit dirigé par des enseignants de haut rang.
En rappel, l’UNESCO a proclamé le 5 octobre Journée mondiale des enseignants en 1994, célébrant ainsi le grand pas effectué en faveur des enseignants le 5 octobre 1966, lorsqu’une conférence intergouvernementale spéciale organisée par l’UNESCO à Paris en coopération avec l’Organisation International du Travail (OIT) a adopté la Recommandation OIT-UNESCO concernant la condition du personnel enseignant.
Cette recommandation énonce les droits et devoirs des enseignants, ainsi que les normes internationales applicables dans les domaines suivants : formation initiale et perfectionnement, recrutement, emploi, conditions d’enseignement et d’apprentissage. Depuis son adoption, la Recommandation est considérée comme un ensemble de directives important visant à améliorer la condition du personnel enseignant au profit de la qualité de l’éducation.
Dorcas Bangui Yabanga

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