Emmanuel Macron a appelé le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, à « ne pas étendre la guerre au Liban », alors que l’armée israélienne a demandé ce jeudi à la population de la banlieue de Beyrouth d’évacuer en urgence. L’État hébreu poursuit ses frappes aériennes dans le pays, ayant déjà fait plus de 100 morts selon les autorités locales, et des accrochages au sol ont lieu avec des combattants du Hezbollah dans plusieurs localités frontalières.

Ce qu’il faut retenir

Depuis samedi 28 février, Israël et les États-Unis continuent de mener des frappes contre la capitale iranienne Téhéran. Le Guide suprême Ali Khamenei a été tué dans l’attaque israélo-américaine samedi. Donald Trump a dit qu’il « devait être impliqué » dans le choix du successeur d’Ali Khamenei, et fait savoir qu’il refuserait que son fils Mojtaba Khamenei prenne sa suite.

Israël a lancé dans la soirée de nouvelles vagues de frappes sur l’Iran et dans la journée de jeudi, des explosions ont été entendues à Téhéran. Les forces israéliennes ont reçu l’ordre d’avancer « plus en profondeur » au Liban. L’État hébreu se bat sur deux fronts, bombardant également le Liban et plus particulièrement les banlieues sud de Beyrouth, la capitale, ainsi que des régions à l’est du pays, faisant au moins 102 morts dans le pays.

Le président libanais, Joseph Aoun, a demandé à Emmanuel Macron d’agir auprès d’Israël afin d’empêcher que les bombardements se poursuivent. Dans la foulée, le président français a appelé Benyamin Netanyahu à « ne pas étendre la guerre au Liban ».

Selon des bilans pays par pays compilés par l’agence de presse Reuters, près de 1 350 personnes sont mortes depuis le début de la guerre, samedi 28 février.

Deux drones ont traversé la frontière iranienne et l’un d’eux s’est écrasé sur l’aéroport de Nakhitchevan, blessant deux personnes ce jeudi 5 mars 2026. Le ministère des Affaires étrangères d’Azerbaïdjan a promis que « cela ne restera pas sans réponse ». Téhéran rejette de son côté la faute sur Israël.      RFI