La rentrée culturelle de l’Espace Culturel Missy Momo d’Armand Touaboy a eu lieu le samedi 10 septembre 2023 à son siège situé derrière Omnisport à Bangui. Des animations de l’artiste Giovanni TTN et du groupe Mozewa ont marqué cette rentrée sponsorisée par la société Orange Centrafrique.
Cette rentrée est placée sous le thème : « Entrepreneuriat culturel au service du développement de la RCA ». Plusieurs activités culturelles notamment le défilé de mode, la présentation de trophée de Vincent Mambachaka, remporté au Maroc et la présentation du prix de la légende de la mode africaine de William Wilfried dit Basta Lova, remporté dans une compétition au Cameroun.
Dans son intervention, Alex Ballu, promoteur culturel met un accent particulier sur ceux qui valorisent les arts et la culture et les invitent à cultiver l’amour et la tolérance. « Depuis plusieurs années, on parle de la cohésion sociale, de la paix et du vivre ensemble mais la plupart des gens ont de la haine gratuite et ce qui fait qu’on donne libre cours à d’autres personnes qui viennent s’installer pour bénéficier des richesses que le pays détient. Il faudrait que les autorités prennent conscience de cette réalité et commencent à soutenir les initiatives centrafricaines afin que nous puissions avoir la paix durable en Centrafrique », a dit Alex Ballu.
« Je pense que les gens qui ont de l’amour et la passion de ces métiers, il faut les encourager. Et c’est pour cela qu’on a opté pour ce thème. Quand il y a des compatriotes amoureux de la culture, je parle d’un acteur culturel qui a ouvert un centre culturel à Sibut et plusieurs autres personnes, mais je pense qu’il faut les encourager dans ces initiatives-là. Parce qu’on a besoin des industries culturelles», a ajouté Alex Ballu.
Le socle du développement d’un pays c’est la culture, a déclaré Vincent Mambachaka, un autre promoteur culturel: « La RCA est un pays riche d’identité culturelle, pétri de talent. Il faut être fier de ce que peuvent produire les jeunes artistes centrafricains. Il y a certes le fait que l’Etat en lui-même ne maîtrise pas ou du moins les gens n’ont pas la compréhension de la culture en tant qu’outils d’identité, de diversité, de résilience entre les communautés, je crois fermement que le socle et le développement de notre pays passera par la culture », a-t-il soutenu.
Cette rentrée a permis aussi de faire le bilan annuel des activités réalisées et de projeter l’année prochaine.
Plusieurs centrafricains sont venus des différents arrondissements de Bangui pour se détendre. Et cela a eu un impact positif sur eux puissent qu’ils se disent satisfaits de ce qu’ils ont vécu.
Dorcas Bangui Yabanga

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