Le gouvernement, à travers le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Protection sociale, a lancé, vendredi 7 août 2026 à Bangui, les travaux de finalisation des textes du Conseil national de dialogue social. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre Félix Moloua, des membres du gouvernement, des représentants des centrales syndicales et du patronat.

L’objectif de cette initiative est de rendre opérationnel ce conseil dans la gestion des différends dans le monde du travail.

Dans son mot de circonstance, le chef du gouvernement, Félix Moloua, a souligné, en présence des participants, la volonté du gouvernement, sous l’impulsion du Président Faustin-Archange Touadéra, de promouvoir le dialogue et la paix en Centrafrique. « Le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, attache du prix à la question du dialogue national. Le dialogue doit se dérouler dans le cadre, donc il faut réunir toutes les parties prenantes pour qu’en cas de situation, la gestion puisse se faire dans la paix », a-t-il évoqué.

Ce moment vise à renforcer la gouvernance tripartite du travail, conformément aux principes promus par l’Organisation internationale du travail. Les travaux de finalisation des textes vont permettre l’entrée en action du Conseil national de dialogue social, tant attendu par les parties prenantes. Cette cérémonie marque une étape significative dans la construction d’une nouvelle gouvernance des relations professionnelles en République centrafricaine.

Elle traduit la ferme volonté du gouvernement de consolider la paix sociale et la cohésion. La RCA a connu des moments difficiles, autrement dit, les crises qu’elle a traversées soulignent l’inapplicabilité du dialogue, faisant que les divergences se sont rapidement transformées en conflits. Or, si l’importance est accordée au dialogue, ces divergences deviennent des opportunités de concertation et de progrès.

Toutefois, le gouvernement centrafricain accorde une importance particulière à la consolidation du mécanisme de dialogue social. C’est notamment une pièce maîtresse pour la bonne gouvernance et, sous d’autres angles, un mécanisme de prévention des conflits, mais aussi un moyen de régulation des relations professionnelles.

La République centrafricaine, au vu de toutes les périodes sombres qu’elle a traversées, voit aujourd’hui les autorités politiques chercher des mécanismes permettant d’éviter que le pays puisse retourner encore dans la même situation. C’est ainsi qu’elles privilégient le dialogue pour minimiser les risques de conflits. Après la finalisation de ces travaux lancés, le Conseil national de dialogue social entrera en jeu afin que chacun retrouve sa place.

Caleb Zimango Bango