Le procès de Bossembélé s’est poursuivi ce lundi 29 juin devant la Cour pénale spéciale (CPS). Après l’audition d’Éric Massi, un autre témoin a comparu. Cette fois-ci, il s’agit d’un témoin protégé, nommé NKMD.
Il s’agissait de la deuxième journée de son audition. Dès la reprise de l’audience, la Cour l’a invité à la barre en appliquant toutes les mesures de protection prévues, avant de donner la parole à l’avocat de la partie civile pour son interrogatoire.
Depuis l’isoloir où il est placé, le témoin a répondu aux questions de Maître Samuel Dangassa, avocat de la partie civile. Ce dernier lui a demandé s’il comparaissait en qualité de simple témoin ou de témoin-victime. « Effectivement, je suis une victime », a-t-il répondu, précisant qu’il avait déposé une plainte, mais qu’il ne comparaissait pas dans le cadre de cette procédure.
La partie civile lui a ensuite demandé s’il reconnaissait les accusés présents dans la salle et s’il les considérait comme responsables des faits dont il dit avoir été victime. Le témoin a répondu par la négation.
Les avocats de la défense ont également procédé à son interrogatoire. Maître Edith Douzima lui a demandé de confirmer sa déclaration selon laquelle il n’était pas à Bossembélé entre 2009 et 2013. « Effectivement, je n’étais pas à Bossembélé pendant cette période. J’ai quitté Bossembélé en 2006 », a-t-il déclaré.
Le témoin a indiqué qu’il ne connaissait aucun des accusés et qu’il n’était pas présent à Bossembélé durant la période des faits reprochés. Selon ses déclarations, son témoignage porte essentiellement sur des événements antérieurs et ne concerne pas directement la période visée par les poursuites.
À l’issue de l’audition, la défense a estimé que son témoignage ne portait pas sur les faits pour lesquels les accusés sont jugés. Elle a considéré que ses déclarations n’apportaient aucun élément pertinent à la procédure, tout en saluant son honnêteté et en se disant satisfaite de ses réponses.
Les avocats ont affirmé être suffisamment éclairés, estimant que les déclarations du témoin renvoient principalement à des faits remontant à 2006. Bien que cité comme témoin à charge, ses déclarations ont plutôt été perçues comme favorables à la défense, qui a toutefois exprimé des réserves sur la pertinence de son témoignage dans le cadre du procès.
Déus Gracias Tchémanguéré
Procès de Bossembélé : audition d’un témoin protégé qui ne pas connait les accusés

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