L’Ambassade de France en République centrafricaine a organisé le 14 juillet une cérémonie à la Résidence de France à Bangui pour célébrer la fête nationale française.

L’évènement a été honoré par la présence du Premier ministre, M. Félix Moloua, une dizaine de ministres, des hauts cadres de l’Etat, le corps diplomatique, de nombreux partenaires internationaux ainsi que les forces vives de la société civile centrafricaine.

Cette célébration a mis en lumière le partenariat entre la France et la République centrafricaine, soulignant la coopération dans les domaines du développement, de l’éducation, de la culture et des nombreux autres secteurs, tous bénéfiques pour la population centrafricaine.

L’Ambassadeur de France a déclaré : « la France demeure active en Centrafrique, au service de la relation bilatérale et des populations, dans le cadre d’un partenariat, global et diversifié noué entre nos deux pays. Je mentionnerai tout d’abord les trois piliers fondamentaux de ce partenariat. »

Tout d’abord, le Lycée français Charles de Gaulle, qui accueillera 840 élèves à la rentrée prochaine, joue un rôle essentiel dans l’éducation et la formation des jeunes. Ensuite, l’Alliance française de Bangui est un lieu de rencontre et d’échange culturel dynamique pour la jeunesse de Bangui. Enfin, l’Institut Pasteur, qui a célébré ses 60 ans en 2021, joue un rôle crucial dans la santé publique et la recherche biologique.

Dans le domaine du développement, la France accompagne la population centrafricaine à travers des projets d’infrastructure, de santé, d’urbanisme et des formations professionnelles. L’Agence française de développement (AFD) consacre un budget de 120 millions d’euros à ces initiatives.

« Au quotidien, le partenariat global et diversifié entre nos deux pays, se concrétise avec toutes les forces vives du pays, celles de l’Etat (projet Tamboula) et celles de la société civile, les jeunes, les femmes, les étudiants, les sportifs, les artistes, toutes les associations qui souhaitent promouvoir l’image de la RCA, tisser des liens visant à renforcer le « vouloir-vivre ensemble » et écrire une nouvelle page de l’histoire centrafricaine, pour une Centrafrique unie, en paix et en développement » a ajouté l’Ambassadeur.

En célébrant ensemble le 14 juillet, l’Ambassade de France réaffirme son engagement envers la République centrafricaine et son soutien au développement et à la prospérité du pays, tout en cultivant des relations harmonieuses avec la RCA.

Extrait du discours de l’ambassadeur

« Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs,

Après trois années passées en terre centrafricaine, je suis convaincu d’une chose. Il n’y a pas de fatalité. Les ressources naturelles du pays, hydrauliques, agricoles, solaires, forestières, minières, aurifères, diamantifères sont un atout exceptionnel. Deuxième atout, la position géographique de la RCA, au cœur de l’Afrique (Na bé Afrika) est un élément structurant si l’on change notre regard, en adoptant le paradigme du carrefour de l’Afrique centrale, du « hub potentiel » au centre du continent, en substitution à celui de l’enclavement et de l’isolement.

Troisième atout, la jeunesse centrafricaine qui est résiliente, mais aussi combative, inventive et imaginative. Je l’ai rencontrée tout au long de mon séjour, à de multiples occasions lors de cérémonies musicales, culturelles, artistiques et sportives (inaugurations de terrains de sport, de basket), ou lors de nombreux lancements de formations professionnelles, de débats, de concerts, d’interviews, d’expositions… Cette jeunesse est désireuse de vivre, de travailler, de s’intégrer au reste de la société et à son environnement régional, continental et mondial. Bien éduquée, bien formée, épanouie professionnellement, cette jeunesse pourrait constituer un gage de stabilité et de développement. Tous les efforts doivent converger vers cet objectif car, in fine, ce qui est en jeu c’est l’avenir de la Nation, le bonheur de la population centrafricaine, l’intégration économique du pays dans la sous-région et l’ancrage de la démocratie.

Prochainement, la RCA connaitra de nouvelles échéances électorales, référendaires, à la fin du mois et scrutins locaux d’ici la fin de l’année. Au-delà des questions de sécurité pendantes dans certaines régions, il est essentiel que ces consultations électorales puissent se tenir de manière inclusive, libre, transparente, crédible et pacifique, pour que toutes les voix, y compris celles des jeunes et des femmes puissent s’exprimer.

Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs,

Dans les prochaines semaines, je quitterai mes fonctions après trois années particulièrement marquantes, encourageantes souvent, décourageantes parfois, mais passionnantes, toujours. Durant mon séjour, il a fallu aussi faire face aux messages de haine, de désinformation, de diffamation, diffusés par certains médias et réseaux sociaux, visant la France, nos compatriotes, nos entreprises, l’ambassade ou moi-même. Cependant, ces attaques n’ont jamais ébranlé ma détermination et celle de mes collaborateurs de l’Equipe France, à poursuivre notre tâche avec patience, constance et résilience, afin de préserver les fondamentaux de notre relation. Aujourd’hui ces attaques ont sensiblement baissé d’intensité. Et je peux vous dire que, pour ma part, le courage et la force qui m’ont permis de traverser et surmonter ces épreuves, je les ai puisés d’abord auprès des Centrafricains, issus de tous les milieux et de tous les courants, qui n’ont eu de cesse de me faire part personnellement de leur attachement et de leur amitié pour la France. Je les en remercie chaleureusement.

Je souhaitais aussi souligner la visite de Monsieur le Président de la République le lundi 10 juillet sur le site de la Brasserie MOCAF et le soutien clair qu’il a manifesté à l’entreprise et à tout son personnel. Ce geste a été vivement apprécié notamment après les campagnes hostiles visant la MOCAF ».                                  

La Rédaction