Pour son premier mandat dans le cadre de la 7 République, le Président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, place la paix, la sécurité, la promotion de la justice et l’égalité pour tous parmi ses principales priorités.

Le 30 mars 2026, le chef de l’État a prêté serment pour un nouveau mandat de sept ans à la magistrature suprême. Sa prestation de serment a été marquée par plusieurs annonces et engagements, qu’il considère non seulement comme des promesses, mais également comme des orientations fermes adressées à son gouvernement.

Dans le domaine de la paix, il a déclaré : « La principale mission que je poursuivrai sans relâche est celle de garantir la paix et la sécurité par la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, qui demeure une boussole majeure. Nous avons démontré notre foi en la paix et nous en récoltons aujourd’hui les fruits. Les compatriotes qui avaient emprunté les voies sinueuses de la guerre et de la violence reviennent dans la République et sont accueillis par les dispositifs idoines du DDR. »

Selon lui, cette paix retrouvée permettra de poursuivre un autre chantier majeur : la restauration de l’autorité et de la légitimité de l’État.

« Un État présent sur l’ensemble du territoire, un État respecté parce qu’il est juste, un État fort parce qu’il est légitime. Nous devons renforcer les bases d’un État qui offrira la protection à tous les citoyens, sans distinction », a-t-il affirmé.

Concernant la justice, le Président Touadéra a annoncé vouloir poursuivre, de manière encore plus résolue, le rétablissement de l’autorité de l’État, en mettant un accent particulier sur une justice indépendante, impartiale et accessible, ainsi que sur des forces de défense et de sécurité reconnues et respectées dans leur caractère républicain et professionnel.

« Je veillerai personnellement à ce que la justice fasse effectivement son travail et assure pleinement son rôle, afin d’affermir et de consolider l’État de droit que nous nous sommes engagés à bâtir ensemble depuis mon premier mandat. Aux partisans de l’injustice, je proclame la fin de l’impunité. Chacun devra désormais assumer les conséquences de ses actes dans le respect des lois et des procédures en vigueur. »

Le chef de l’État a également insisté sur l’application rigoureuse de la loi face aux abus de pouvoir et aux actes criminels.

« Là où la force voudra brimer le plus faible, la loi s’appliquera dans toute sa rigueur. Alors que certains usent et abusent de leurs positions de pouvoir et d’influence pour s’aménager un statut d’intouchables, il sera rappelé sans ambages que l’impunité ne saurait être un mode de gouvernance. Personne ne doit se placer au-dessus des lois. Personne ne pourra agir impunément », a-t-il martelé.

Pour cela, les forces de défense et de sécurité seront, selon lui, les piliers de la tranquillité publique retrouvée. Face aux criminels, aux délinquants et autres hors-la-loi, la République ne reculera pas.

« Nous les traquerons partout, dans les quartiers comme dans les villages reculés. Nous les débusquerons derrière leurs montages financiers et nous briserons leur sentiment d’impunité par la force de la loi. Ce ne sont pas des promesses ; ce sont des ordres de mission donnés dès aujourd’hui à nos forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux organes supérieurs de contrôle de l’État », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, l’une des ambitions majeures de ce « septennat de la transformation » reste l’achèvement du processus de réconciliation nationale.

« Cette réconciliation que nous appelons de nos vœux n’est ni l’oubli des souffrances ni la négation des responsabilités. Nous la voulons fondée sur la vérité, la justice, la réparation et la réintégration républicaine », a conclu le Président Touadéra.

À travers ces engagements, le Président Faustin Archange Touadéra entend faire de ce nouveau mandat une période de consolidation de la paix, de renforcement de l’État de droit et de restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Un cap politique qui vise, selon lui, à garantir davantage de sécurité, de justice et d’égalité pour tous les Centrafricains.

Déus Gracias Tchémanguéré