Si la démocratie est l’apanage du peuple mais en Afrique cette conception est loin d’être une réalité du fait des défauts des hommes politiques africains qui se précipitent dans la gouvernance sans préparation intellectuelle et morale (éthique) consistante. La politique devient synonyme de malignité, mensonge, tromperie , duperie aux yeux de l’homme du commun, aux yeux du simple citoyen. Mais le Libéria et son peuple sont parvenus à un haut degré de civilisation humaine.
Les élites africaines ont été et demeurent de agents où les responsables du non développement de ce Continent. La corruption, la gabegie, l’ethnocentrisme la liste n’est pas exhaustive. D’où le mépris et la méfiance vis-à-vis des politiciens Africains.
Pour tenter de corriger ce comportement antidémocratique, la Banque mondiale, l’Union européenne, le FMI conditionnent l’octroi des aides et dons aux pays africains par le strict respect des valeurs démocratiques et l’alternance politique. Et tout Etat qui expérimente un tel logiciel politique ne peut que aller de l’avant.
Selon les résultats du second tour des élections présidentielles publiés vendredi soir, Joseph Boakai bénéficiait ainsi d’un peu plus de 28 000 voix d’avance après que quelque 1,6 million de bulletins ont été dépouillés. Environ 2,4 millions de Libériens étaient appelés aux urnes, mardi 14 novembre, et la participation a dépassé les 65 %, selon les chiffres publiés sur le site de la commission électorale.
La réaction n’a pas tardé, le président sortant Georges Weah a appelé son challenger Joseph Boakai, la nuit de vendredi à ce samedi 18 novembre, pour le féliciter et reconnaitre le résultat des urnes.
Ainsi, l’ancien footballeur international, Georges Weah qui malgré tous les moyens à sa disposition, a privilégié l’intérêt suprême de son pays et non celui de ses proches. Une leçon capitale à tirer dans cette élection présidentielle au Liberia.
Et si tous les dirigeants africains soucieux du développement de leur pays pouvaient imiter ce bel exemple, alors l’Afrique prendra clairement le chemin de l’émergence en enterrant ses faiblesses (sectarisme, ethnisme, tribalisme, régionalisme, clientélisme) pour privilégier le savoir, le mérite, la compétence, l’expérience, la bonne moralité, elle (continent africain) connaîtra la paix et le développement et l’unité de son peuple tant souhaitée par N’Krumah, leader de l’Indépendance africaine.
Dans un discours sur la radio publique, alors que le pays est dans l’attente de la publication des résultats totaux du scrutin. Après dépouillement de 99,58% des bulletins, Boakai arrive donc en tête avec 50,89 % des voix selon la Commission nationale des élections. Le président sortant, Georges Weah, obtient 49,11% des voix et a reconnu sa défaite et demande à ses militants de respecter le verdict des urnes.
Cette décision patriotique de Georges Weah est à encourager. Elle est venue sauver l’image du Continent qui au bout d’un an a enregistré plus de cinq coups d’État militaires et Constitutionnel (le Mali, Burkina-Faso, la Guinée, le Niger et récemment le Gabon).
Selon certains analystes de la vie politique, Georges Weah risque de revenir au pouvoir après six ans de son challenger Joseph Boakai qui a plus de 78 ans.
Pour éviter un bain de sang dans ce pays qui a connu une guerre civile entre 1988-2003 ou plus de 250.000 personnes ont été tuées, le président sortant a décidé de faire preuve de maturité politique.
Christian Steve SINGA

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