A l’absence totale des procès au Tribunal de Grande Instance de Mobaye, les violences basées sur le genre (VBG) montent en puissance dans la Sous-Préfecture de Mobaye, Chef-lieu de la Basse-Kotto. L’appareil judiciaire reste faible et n’arrive pas à freiner ces genres de violence.

Des viols en passant par les agressions physiques et les accusations à la sorcellerie, la population de Mobaye ainsi que celles des autres sous-préfectures de la Basse-Kotto continuent à en faire les frais et les bourreaux jouissent d’une impunité totale.

La Lutte contre toute forme de VBG pose problème à Mobaye. Non loin de cela, la semaine dernière au Village Ndia-Kpote dans la Commune de Mobaye; un beau-père d’une demoiselle dont nous taisons le nom a autorisé à ses enfants de passer à tabacs cette dernière car, il l’accuse des pratiques de sorcellerie sur son enfant.

Il a dit fermement à ses enfants d’aller « tabasser à mort » sa belle-fille et s’il arrive que la gendarmerie mette la main sur ceux, il ira « les libérer » en payant les amandes. Selon les informations de l’Oubangui Médias, ce père se vante même d’être un ancien « prisonnier chevronné ».

Chose qui n’a pas tardé à se réaliser. La jeune femme de 24 ans, mère de 3 enfants, enceinte de six mois a témoigné sa mésaventure à l’Oubangui Médias. « Après notre retour avec mon mari de la colonie de pêche, les gens sont venus nous visiter comme à la coutumier. A défaut de l’eau potable dans la ville, je suis allée à bord du fleuve pour prendre de l’eau. Quand je suis arrivée et en montant dans la pirogue, j’aperçois mes deux belles-sœurs qui montaient dans une pirogue en ma direction. Elles ont commencé à me bastonner sans raison. J’ai été torturée et deux hommes sont venus à ma rescousse. Ils m’ont conduit à l’hôpital car j’étais blessée. C’est à l’hôpital que j’ai été soignée. J’ai loupée la mort ».

Les deux agresseurs ont été finalement conduits à la gendarmerie après les actes posés. Comme avait promis leur papa, les deux filles ont été purement et simplement libérées. Un fait qui a suscité la colère et interrogations au sein de la population et des organisations nationales de protection des droits humains dans la sous-préfecture de Mobaye.

Dans cette localité, même des autorités administratives, les forces de l’ordre, les forces internationales sont accusées soit de viols, soit des violations graves des droits de l’Homme. En rappel, l’ONU avait rapatrié les troupes gabonaises de la ville, après des cas avérés des viols sexuels et autres abus sexuels sur les femmes et les mineurs.

Aussi, le lundi dernier, Oubangui Médias a enregistré un cas au village Kpekere, situé à 2 Km de Monfounga où un homme à roué des coups sa femme. Finalement, cette dame a succombé.

Si les agressions physiques sont monnaie courante dans la région, les viols sur mineurs n’en demeure pas moins. La justice n’arrive pas à porter son grand boubou pour stopper ce fléau dans la préfecture de la Basse-Kotto. Le mal est que nombreuses sont des autorités qui seraient aussi mouillées dans certaines pratiques des VGB. Personne n’a souhaité se prononcer sur les cas relatés par l’Oubangui Médias.

Les acteurs de défense des droits de l’Homme et les partenaires sont sollicités pour mener des sensibilisations afin de freiner la montée des cas des VBG. Aussi, des assistances juridiques et psychosociales sont nécessaires pour les victimes des VBG à Mobaye. Ce qui en manque cruellement.

Justin Mobaye