Albert Mokpem Yaloke, porte-parole de la Présidence sur l’initiative de Sant’Egidio pour une concertation avec les groupes armés

 «Le président de la République a initié le dialogue républicain avec des consultations en avril et mai derniers. A la fin de cette consultation, les Centrafricains se sont massivement prononcés pour qu’il y ait un dialogue républicain entre les Centrafricains, sur le sol centrafricain, et sur les thématiques qu’ils ont donnés. Et le Président a rendu compte dans sa déclaration du mois de juin, des thématiques que les Centrafricains aimeraient voir développer dans ce dialogue républicain. Un comité d’organisation est mise en place pour organiser à une date prochaine ce dialogue. Nous avons vu circuler une invitation avec un certain nombre de personnalités du pays pour participer à une rencontre à Rome sur l’initiative de Sant ‘Egidio.  Et cela nous interpelle quelque part, surtout, quand on voit la composition des personnes et des personnalités qui sont invitées. Pas de dialogue, pas de médiation étrangère. Dialogue entre Centrafricains sur le sol centrafricain, sur les thèmes qui vont nous faire tourner définitivement le dos à la guerre, à la rébellion et crise pour nous attaquer aux problèmes sociaux et économiques du pays. Voilà une initiative qui est prise sans que le comité d’organisation soit informé, avec des gens qui sont issus des groupes armés, qui ont pris des armes pour déstabiliser le pays. Voilà pourquoi cette démarche nous interpelle. On se pose des questions, quel est le but exact que poursuit Sant ‘Egidio avec sa démarche ? »

Arnaud Djoubaye Abazene, ministre de la Justice s’exprime sur les casses sur la colline de bas Oubangui

« La colline de bas Oubangui a été classée depuis 1997 un domaine réservé et protégé. Donc, il est interdit à quiconque de détériorer l’environnement et à s’y installer. Ils savent très bien qu’en construisant sur cet écosystème protégé,  ils sont en train de violer la loi. La loi a été dite, ils ont été déguerpis. L’État Centrafricain va les poursuivre en justice pour avoir détruits l’écosystème. Ils vont dédommager le peuple centrafricain. Les gens ont détruit pour construire tout au long de la colline. C’est inadmissible car l’espace ne manque pas sur tous les axes que la capitale dispose.

Je vous dis que bien avant, un comité a été mis en place pour examiner les cas de chacun mais personne n’est en règle. Aussi nous venons d’identifier quelques habitations à Boy Rabe. Nous allons encore saisir les services de justice et passer à l’action. Que les gens sachent que nous avons opté pour la rupture. On ne peut pas construire ce pays dans le désordre. Les gens pensent que dans ce pays, on doit toujours se permettre de violer la loi, de marcher sur les textes en pensant que ce que les autorités politiques disent, ce sont tout simplement des verbiages alors, ils doivent savoir que nous sommes en train de joindre l’acte à la parole. Le chef de l’État a placé ce quinquennat sur le signe de la rupture, en mettant un gouvernement d’action et des réformes, donc notre mission c’est de mettre en œuvre la politique du président de la République, coordonnée par le premier ministre chef du gouvernement.

Nous demandons à nos compatriotes qui sont dans ces zones de pouvoir quitter sans pour autant qu’on puisse les surprendre. Ceux qui commettront l’erreur de violer les règles seront poursuivies devant la justice ».

Martin Ziguélé, président du MLPC, économiste s’exprime sur la fusion de la CBCA avec la BGFI Bank

« L’acquisition d’une part importante de la CBCA par le groupe BGFI Bank permet d’abord de renforcer les assises financières de la banque puisqu’il est prévu une augmentation de capital à 10 milliards CFA correspondant au seuil minimal requis par la Commission bancaire.

Ensuite, elle permet à la banque de faire partie d’un vaste réseau à l’international pour faciliter donc les transactions internationales de la banque.

Cette banque pourra donc du fait de cette nouvelle assise financière augmenter le volume des crédits accordés aux opérateurs économiques, et développer la création des richesses et des emplois.

Elle pourra comme banque privée améliorer sa gouvernance interne et renforcer ses capacités en dehors des pressions domestiques.

Elle pourra également moderniser et étendre son réseau intérieur dans un pays où le taux de bancarisation est inférieur à 1%.

Pour moi, c’est une bonne opération pour la banque et pour le pays ».

Fridolin Ngoulou