Face au risque d’importation de la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo, signalée dans certains pays de la sous-région, notamment la République démocratique du Congo et l’Ouganda, le ministre de la Santé publique et de la Population a présidé, le 27 mai dernier, au Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), une importante réunion de coordination avec les partenaires techniques et financiers du secteur de la santé.
Cette rencontre avait pour objectif de faire le point sur le niveau de préparation de la République centrafricaine et de définir les actions prioritaires à mettre en œuvre afin de prévenir toute éventuelle introduction du virus sur le territoire national.
Au cours des échanges, les participants ont examiné les capacités nationales de surveillance épidémiologique, les mécanismes d’alerte précoce, les dispositifs de contrôle aux points d’entrée du pays, ainsi que les moyens logistiques nécessaires à une riposte rapide en cas de détection d’un cas suspect.
Le ministre de la Santé publique a rappelé l’importance d’une mobilisation collective face à cette menace sanitaire régionale. Il a également insisté sur le renforcement de la coordination entre les différents acteurs, notamment les structures sanitaires, les organisations partenaires, les autorités locales et les communautés.
« La prévention demeure notre meilleure arme. Nous devons agir dès maintenant pour renforcer notre système de veille et nous assurer que tous les dispositifs de préparation sont opérationnels », a-t-il souligné.
Les partenaires présents ont réaffirmé leur engagement à accompagner le gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre des mesures préventives. Ils ont notamment évoqué leur soutien dans les domaines de la surveillance, de la communication sur les risques, de la formation des agents de santé, de l’approvisionnement en équipements de protection individuelle et du renforcement des capacités de laboratoire.
Cette réunion s’inscrit dans une série d’actions entreprises par le ministère de la Santé publique pour anticiper les risques liés à l’épidémie d’Ebola dans la région. Elle intervient quelques jours après les visites de terrain effectuées dans certaines structures sanitaires de la capitale, notamment à l’Hôpital communautaire de Bangui et dans plusieurs centres de santé, afin d’évaluer le niveau de préparation des équipes médicales.
À travers cette démarche, les autorités sanitaires centrafricaines entendent maintenir un haut niveau de vigilance et renforcer les capacités nationales de prévention et de riposte afin de protéger efficacement les populations contre toute menace épidémique.
Freddy Ulrich Tanga

Commentaires récents