Clôture ce vendredi 10 avril 2026, d’un atelier sur l’utilisation de l’approche basée sur les droits de l’homme dans la promotion de l’autonomisation économique des femmes et leur participation à l’espace numérique en République centrafricaine. La cérémonie y relative s’est déroulée en présence des représentants de la MINUSCA, dont la directrice de la division des droits de l’homme en Centrafrique, Hanan Talbi.

Pendant trois jours, les participantes ont échangé autour des défis liés à l’entrepreneuriat féminin, notamment dans le secteur du numérique, ainsi que sur l’intégration des droits humains dans leurs activités.

Intervenant à cette occasion, la directrice de la division des droits de l’homme à la MINUSCA, Hanan Talbi, a souligné l’importance de ces assises. « C’est essentiellement un atelier sur l’autonomisation des femmes entrepreneures et sur l’approche des droits humains dans le cadre de leur activité. Il y a eu trois jours de discussions très riches. Ce qui ressort, c’est que l’entrepreneuriat est avant tout une liberté, une liberté que les femmes centrafricaines souhaitent exercer, notamment dans la sphère numérique qui peut parfois être violente pour elles », a-t-elle déclaré.

Elle a également insisté sur la continuité de cette initiative : « Ce n’est pas un atelier isolé. Il y a déjà eu une première activité et nous envisageons une troisième. L’objectif est de créer des ponts et une synergie autour des femmes entrepreneures, afin que les droits de l’homme deviennent une réalité concrète ».

De son côté, la présidente de la FAFECA, Portia Déya Abazène, a exprimé sa reconnaissance envers les partenaires et appelé à la poursuite des efforts engagés. « Au moment où nous refermons ces trois jours d’ateliers intenses et inspirants, je tiens à exprimer notre profonde gratitude à la MINUSCA pour son engagement constant. Cet atelier est bien plus qu’un simple cadre d’échanges, c’est un véritable appel à l’action. Nous devons poursuivre cette dynamique afin de défendre avec force les droits des femmes, tout en renforçant leur autonomisation économique et leur participation active dans l’espace numérique, devenu aujourd’hui un levier incontournable d’opportunités. Entreprendre est un droit, et nous avons la légitimité de le revendiquer ainsi que d’exiger sa protection », a-t-elle affirmé.

Parmi les participantes, Jessica Tengue, présidente du secteur numérique de la FAFECA et promotrice de l’agence Sloone Digital Business, qui lancé un appel à la solidarité entre femmes. « L’accès à l’entrepreneuriat numérique reste difficile pour nous, car c’est encore nouveau et les infrastructures ne facilitent pas les choses. Je demande aux jeunes dames qui maîtrisent déjà le digital de tendre la main à celles qui n’y ont pas encore accès, notamment nos mamans, afin de leur permettre de comprendre ce que le numérique peut leur apporter dans l’entrepreneuriat », a-t-elle expliqué.

Au terme de cet atelier, les participantes repartent mieux outillées et déterminées à faire du numérique un levier d’autonomisation, dans un environnement où la promotion des droits des femmes demeure un enjeu majeur.

Gisèle Yassoungombi Gbézoua