Le lundi 23 mars 2026 restera une date marquante dans l’histoire récente de la République centrafricaine. Ce jour-là, l’école de la police a accueilli 90 jeunes démobilisés issus des groupes armés 3R et UPC, rejoints quelques jours plus tard, le 26 mars, par 5 autres, portant l’effectif total à 95 participants. Ces jeunes, autrefois engagés dans des conflits armés, entament désormais une nouvelle vie sous une bannière différente: celle de la protection de l’environnement et de la préservation des ressources naturelles du pays.

Cette formation, d’une durée de trois mois, est soutenue par la mission russe et s’inscrit dans une dynamique de réintégration sociale et professionnelle voulue par le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra. Elle illustre sa politique d’inclusion et sa volonté de tendre la main à ces compatriotes démobilisés, afin de leur offrir une voie digne et constructive pour servir la nation.

Lors de la cérémonie officielle de lancement, le directeur de cabinet au ministère des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches, Dieudonné Bruno Waneyombo-Brachka, a pris la parole au nom du ministre en mission. Dans un discours empreint de gravité et d’espérance, il a rappelé que cette initiative est « l’émanation profonde de la volonté du chef de l’État », qui entend transformer les défis sécuritaires en opportunités de développement durable.

Le directeur de cabinet a transmis les salutations du ministre et adressé des encouragements aux bénéficiaires, les invitant à l’assiduité et au sérieux tout au long de leur formation. Il a insisté sur le rôle crucial que ces jeunes auront à jouer dans la préservation des immenses ressources naturelles dont dispose la République centrafricaine : forêts, faune, flore et ressources halieutiques.

Dans son allocution, Dieudonné Bruno Waneyombo-Brachka a souligné que la qualité des ressources humaines est une condition sine qua non pour atteindre les objectifs de gestion durable des richesses naturelles. La formation des ex-combattants constitue ainsi une étape déterminante dans leur réintégration sociale et professionnelle.

« Votre présence ici témoigne d’un engagement fort, celui de tourner la page de votre vie pour écrire une nouvelle histoire, fondée sur la paix, la discipline, le service public et le respect des lois de la République », a-t-il déclaré.

Le directeur de cabinet a rappelé que le corps des Eaux et Forêts n’est pas un corps ordinaire. Il exige rigueur, intégrité, sens du devoir et attachement profond à l’intérêt général. Les bénéficiaires de cette formation seront appelés à devenir des gardiens du patrimoine naturel, des acteurs clés dans la lutte contre la déforestation, le braconnage et l’exploitation illégale des ressources.

Cette mission noble s’inscrit dans la vision du gouvernement dirigé par le Premier ministre Félix Mouloua, sous la clairvoyance du président Touadéra. Elle vise à consolider la paix, renforcer la cohésion sociale et promouvoir le développement durable du pays.

Le discours du directeur de cabinet a mis en lumière la volonté des autorités nationales de transformer les défis en opportunités. En offrant aux anciens combattants une voie utile et digne de servir leur nation, le gouvernement démontre que la réconciliation et la reconstruction passent par l’inclusion et la valorisation des ressources humaines.

Il a également salué l’appui constant des partenaires techniques et financiers, notamment les alliés russes, dont le soutien est jugé essentiel pour la réussite de telles actions structurantes.

Dieudonné Bruno Waneyombo-Brachka a insisté sur la mission des formateurs, chargés de transmettre non seulement des connaissances théoriques et techniques, mais aussi des valeurs de discipline, d’éthique professionnelle, d’esprit de corps et de respect de la hiérarchie.

Aux bénéficiaires, il a lancé un appel vibrant : « Faites preuve d’assiduité, de sérieux et d’engagement tout au long de votre formation. Saisissez pleinement cette opportunité qui vous est offerte, car elle représente bien plus qu’un simple apprentissage : elle est un véritable tremplin pour votre avenir et celui de la nation centrafricaine tout entière. »

Cette initiative traduit une vision plus large : celle d’une République centrafricaine stable, prospère et respectueuse de son environnement. En unissant les forces, en renforçant les capacités et en cultivant l’esprit de responsabilité, les autorités espèrent bâtir un pays où la paix et le développement durable vont de pair.

Le directeur de cabinet a conclu son discours en insistant sur la qualité des valeurs que les formateurs doivent transmettre à ces jeunes compatriotes, afin qu’ils puissent mieux servir la nation et sortir définitivement de la spirale de la violence.

Pour ces 95 ex-combattants, cette formation marque le début d’un nouveau chapitre. Désormais appelés à servir sous une bannière différente, ils deviennent les gardiens de l’environnement centrafricain. Leur mission est essentielle : protéger les forêts, la faune et les ressources halieutiques, afin que les retombées de cette gestion durable contribuent au développement du pays.

Ce programme de formation incarne l’espoir d’une République centrafricaine qui se reconstruit, pas à pas, en transformant ses anciens combattants en acteurs du développement et de la protection de l’environnement.

Dieu Béni Anderson Kabou