Le 04 février 2026, le personnel de la mairie de Bimbo a entamé un mouvement de grève de huit jours pour réclamer le paiement de onze mois d’arriérés de salaires. Les agents dénoncent une gestion opaque de l’administration municipale.
À l’origine de ces arriérés, les grévistes évoquent une mauvaise gestion financière au sein de l’institution par certains responsables, l’ingérence de plusieurs personnes dans la comptabilité, ainsi que le non-versement des cotisations mensuelles à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Fabien Ngo, délégué du personnel de la mairie de Bimbo, explique : « Nous sommes entrés en grève pour trois raisons. Premièrement, nos arriérés de salaires de 2016, qui s’élèvent à sept mois, et ceux de 2025, qui totalisent six mois. Deuxièmement, il y a des détournements au niveau du service financier et comptable, avec l’existence de personnels fictifs inscrits dans le budget de la mairie. Enfin, nos cotisations sociales ne sont pas versées à la CNSS. Par ailleurs, certains chefs de service bénéficient de frais de carburant, de crédits de communication et d’indemnités, tandis que d’autres n’en ont pas. Nous avons déposé un préavis de grève depuis plus d’une semaine. Si une négociation est engagée, nous sommes disposés à dialoguer, car à tout problème, il existe une solution. »
En réaction à ce mouvement de contestation, la maire intérimaire de Bimbo, Jacqueline Belema, rejette la responsabilité sur les agents grévistes. Elle déclare : « Je suis arrivée à la mairie il y a à peine trois mois et il n’y avait pas d’argent. Il fallait faire des efforts et organiser des collectes pour pouvoir payer le personnel. Même ceux qui font grève aujourd’hui sont en partie responsables de la situation, car lors des opérations de recouvrement, certains gardent l’argent pour eux. J’ai voulu instaurer des réformes pour mettre fin à ces pratiques, mais cela n’a pas été accepté. J’ai déjà payé deux mois de salaires et je dois encore en payer deux autres. Le problème est très délicat, mais ce sont eux qui sont à l’origine de cette situation. »
Cette grève a fortement paralysé les activités de la mairie de Bimbo. Selon les grévistes, la persistance des arriérés de salaires depuis plusieurs mois affecte gravement leurs conditions de vie.
Rufin Mapéka Yamo

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