Plus de 200 jeunes de différents arrondissements de Bangui en quête des métiers dans le cadre du Projet d’Appui au Développement de l’Apprentissage (PADA) ont échangé mercredi 21 juin dans la salle de conférence de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) à Bangui.
Le PADA visant à l’amélioration des perspectives d’emploi et d’insertion professionnelle des jeunes est mis en œuvre par l’ACFPE avec l’appui financier de l’Agence française de Développement (AFD).
Dans le cadre de son appui au PADA, le Cabinet Peace and Development Watch (PDW) en partenariat avec l’ONG de promotion de la jeunesse URU, accompagne les apprenants du projet dans la sélection de leur future filière de formation. Ainsi, le Cabinet PDW a organisé une édition spéciale de son rendez-vous Agency Talk, dédiée aux apprenants du projet afin de leur permettre d’avoir accès à un espace de rencontre, de découvertes, d’échanges et de réflexions autours d’entrepreneurs et d’institutions nationales.
Evodie Balanga, chargé de communication à l’Unité de Gestion du PADA au sein de l’ACFPE souligne que dans le cadre de ce projet, les jeunes doivent bénéficier de 4 mois de préformation pour pouvoir se mettre dans les conditions avant d’entrée en formation métier. « En collaboration avec URU et le Cabinet PDW, ce forum est organisé pour les aider à choisir les métiers sur lesquels ils vont être formés. Pour ce jour, il est question d’inviter les professionnels des métiers pour qu’ils puissent parler de leurs métiers aux jeunes afin de ne pas rester dans l’imaginaire. On peut aimer le métier et on ne peut pas être apte de le faire », dit-elle.
En effet, dans la phase de formation, le projet voudrait qu’il n’y ait pas d’abandon. « Nos conseillers suivent ces jeunes constamment. C’est ça la seconde phase du projet PADA. Les diplômés de l’année dernière sont déjà sortis et là nous tirons les leçons de cette première phase. Ensuite, il y aura la phase de formation de six et neuf mois. Ils doivent acquérir les compétences du métier. A la fin de la formation, il y aura l’accompagnement à l’insertion qui durera deux mois où le jeune aura le choix s’il veut être accompagné pour trouver un emploi, on l’accompagne au niveau de l’ACFPE ou sinon, s’il le veut, on peut l’accompagner à mettre en place sa société », a poursuivie Evodie Balanga.
Pour cette phase, il y aura 14 métiers d’avenir qui ont été choisis après une étude des besoins dans le pays, on y retrouve la transformation alimentaire, la cuisine du monde, la menuiserie, le BTB…
Mme Makassi Prisca, Directrice Générale Adjointe de la Société de Manioc Centrafricain donne ses impressions après avoir présentée son exposé sur la transformation agroalimentaire. « J’ai été conviée pour motiver ces jeunes qui cherchent à choisir un métier. Les jeunes sont très motivés dans le domaine de la transformation agroalimentaire. C’est un domaine très innovant et prometteur pour les centrafricains en général et les jeunes en particulier. La preuve c’est vraiment l’intérêt porté à la transformation de manioc et ses dérivés ».
Cette rencontre très riche en débats et en informations a été saluée par les jeunes qui espèrent effectivement l’aboutissement du processus afin de leur permettre de choisir un métier décent. Ces rencontres se poursuivront encore sur 3 jours avant une série de visite sur le terrain qui permettra aux jeunes de toucher du doigt la réalité des emplois ciblés.
Fridolin Ngoulou

Commentaires récents